Mardi 23 septembre 1879

Doenhoff est ici, il est déjà venu plusieurs fois et ce soir il a dîné avec nous. Il trouve que j’ai maigri de figure et que cela me va à ravir. Si ce n’était pas vivre en Prusse j’épouserais ce brave homme. Il me trouve très bien et la position qu’il occupe est absolument brillante. C’est un homme très passable et comme manières c’est un homme de cour, un Allemand. Aussi quel contraste avec Multedo qui est venu le soir.
J’étais entrain et Doenhoff a dit à maman que j’ai trop d’esprit pour avoir du cœur. Multedo est épigrammatique ou adorateur tandis que l’Allemand ne se permet qu’un ou deux compliments et pas trop de causerie avec les jeunes filles. Mais j’aime cela parce qu’il pense ce qu’il dit...