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Jeudi, 31 octobre 1878
De Daillens était en voiture avec nous lorsqu’auprès de la boutique de Doucet nous avons rencontré Mme Gavini qui m’a appelée en courant derrière moi. Elle a connu de Daillens à Nice il y a longtemps quand Mme de Mouzay y étant à peine arrivée allait dans le monde. Mais depuis d’ailleurs les Mouzay ne sont pas de son monde mais je pense ça ne me fera pas de tort.
Nous devions aller aux Italiens mais il y a relâche. Mme Gavini m’envoie un mot pour m’en prévenir. Cette diablesse de femme est partout, avant-hier elle dînait au petit cercle.
Mais au fait, je n’ai besoin de personne. J’ai ma peinture. C’est peut-être une folie mais je ne crois pas.
Il arrive tous les jours des accidents, pourquoi n’arrive-t-il rien à Mlle Acard. Supposez qu’elle monte en ballon et que la corde casse il y aurait vingt-huit personnes de perdu excepté elle mais ce serait si beau !