Mardi 4 juin 1878

L’hôtel à 250.000 francs et tout le reste pour moi qui aime tant mon intérieur, mes livres, mes cahiers, mon encrier... oui mais il n’en est rien ! Il y a des gens qui ont tout, moi je n’ai rien.
Je suis allée à l’Exposition puis au Bois. A l’Exposition nous rencontrons le marquis de Pascarola, de Naples, et au Bois tout l’univers.
Marcuard est sans doute fâché pour son poisson d’avril, car il ne vient pas une seconde fois.
La soirée de M. de Tunis sous-directeur aux Affaires Etrangères, est dans « Le Figaro » et dans deux autres journaux. Nous somms citées.
J’avais à dire... je ne me souviens plus.
Fio veut que j’aille avec elle et les siens déjeuner demain à l’ Exposition. Ils partent après-demain. Moi, j’aime mieux aller au Salon avec de Daillens et y donner rendez-vous à des messieurs.
Je me résignais à m’ennuyer avec les Anglais parce qu’ils devaient aller à la Chambre et j’y aurais été avec eux, mais ils partent après-demain, plus de Versailles, par conséquent. Je n’ai donc pas à faire des sacrifices.
Je crois que je vais faire un travail... je m’en occupe déjà... en Allemagne j’aurai le temps d’écrire peut-être avant.