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Mercredi 16 janvier 1878
Berthe est allée à l’atelier avec moi, elle veut et sa mère le demande à maman que j’aille dans le monde avec elles.Cassagnac n’a pas répondu par le Figaro. Voici ce que nous lui récrivons:
Lettre recopiée · Lettre anonyme des « cinq femmes » à Paul de Cassagnac, 16 janvier 1878Nous comprenons que la publicité vous répugne. Aussi attendons-nous une réponse par le bureau de la Madeleine adressée aux initiales suivantes : S.M.N.F.
J’ai répondu à Marcuard
Lettre recopiée · Lettre de Marie à F. de Marcuard, 16 janvier 1878Paris, avenue de l’Alma n° 67 A Monsieur de M...Je m’empresse, cher Monsieur, de dissiper vos légitimes inquiétudes; les gâteaux sont arrivés, ils sont superbes et nous vous en remercions; ils sont si beaux, qu’on est tenté de les faire encadrer.Il nous est arrivé un bien grand malheur, notre cher docteur Wolitski [Walitsky], que vous avez vu ches nous, est mort vendredi dernier, à deux heures de la nuit. C’était le meilleur ami de toute notre famille, le filleul de grand-papa, il nous a tous vus grandir; vous pensez bien quelle perte irréparable. Les amis comme lui sont si rares, pour ne pas dire qu’on n’en trouve plus. Grand-papa malade, lui-même, comme vous savez, a pleuré toute la journée et continue jusqu’à présent à être très triste. Mais je ne veux pas vous entretenir de choses si sombres.Vous me demandez si je n’hésite pas entre l’amour de l’art et l’amour de la belle nature; je n’hésite pas : je les aime également, mais la belle nature ne donne des jouisances à peu près complètes que lorsque l’on sait que l’on est soi-même quelque chose, lorsqu’on possède la force de l’art qui est un très grande et très grande force.Il y a une personne qui désire savoir tout le mal qu’on dit d’un certain M.L[ancaster].. Ne le connaissez-vous pas ?Vous savez que la princesse S[ouvoroff], s’est embarquée pour l’Amérique, où elle veut, dit-on, se marier. Voilà qui serait une fin extraordinaire.Etes-vous heureux assez heureux d’aller à Rome ! Je vous envie et je l’avoue, quoique l’envie soit une bassesse.Racontez-moi ce que vous avez vu aux funérailles du roi et tout le reste. Soyez bien aimable et donnez-moi toutes les nouvelles et vieilleries imaginables... Je lirai cela à table, puisque c’est là seulement que je suis libre.On vous fait dire mille choses aimables. Est-ce qu’il y aura un carnaval ?
La maison est si vide. Il n’y a que quatre femmes et grand-papa dans sa chambre.
Il m’est impossible de croire à la mort de Walitsky. Ce serait un si grand un si profond chagrin.
Pourtant je l’ai vu mort.