- C'est ma faute si je suis si mal avec mes parents, ils ne demandaient pas mieux que de m'aimer, quand j'ai eu quinze, seize ans, ma mère m'a conduit dans le monde, on me montrait dans les salons, on me flattait, on me faisait parler, et mes parents me regardaient comme le futur représentant de la famille. Car mes frères, ajoutait-il en riant, mes frères sont si petits, si petits ! Quand j'ai eu besoin d'argent à Vicence, j'ai dit au Juif qui allait m'en prêter que je n'avais pas de quoi rendre, alors il m'a dit : Soyez tranquille, Excellence, vos parents payeront ; vos frères sont laids et petits, vos parents ont besoin de vous pour améliorer la race des Antonelli.