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Mardi 20 juillet 1875
Je suis capable de rester des heures entières dans mon cabinet de toilette, toute nue devant la glace. Jamais on n’a vu pareille blancheur, finesse et élégance de formes.Après m’avoir admirée je me sens bonne pour tout le monde, les estimant assez malheureux de ne me de m’avoir pas vue pouvoir voir, pour les chagriner par autre chose.
Bienheureux ceux qui me verront ! C’est que je vous jure que vous ne pouvez même vous donner l’idée de comment je suis faite, de la blancheur et de la finesse de ma peau.
Je reste souvent une heure en contemplation au lieu de me baigner et ne quitte le miroir qu’avec peine.
Si on me demande quelle chose est la plus belle au monde ? je répondrai sans hésiter: « Une femme nue ». - mais je m’entends, une femme au moins comme moi.
Je vais me promener avec Machenka et Victor-Désiré, le noble chien a fait bien des difficultés pour monter en voiture mais voyant qu’il ne s’agissait [que] d’une promenade, il remonta lui-même de chez Rumpelmayer et fut très satisfait.
C’est aujourd’hui que le gentil Désiré sera ou bachelier ou fichu. Je le vois à la Promenade avec l’abominable Chevalier.
Le soir Nina et les enfants et Smirnoff sont chez moi, nous rions et écrivons de la part de Désiré une lettre dans laquelle il met son cœur à mes pieds.
Je mets cette lettre sur ma table dans l’espoir que ma tante en rentrant la lira. Elle est à Monaco avec Stiopa.