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Lundi, 11 janvier 1875
Le soleil reparaît, il fait un temps de printemps niçois, vent et poussière exécrable.Ma tante a terminé ses questions et demain si Dieu le permet nous partirons. Oh ! bonheur !
Je subis les livres de Dumas comme tous les fous de mon âge, et ces volumes changent tous les jours sur ma table tandis que le vénérable Walter Scott est toujours le même à moitié et la feuille est pliée au milieu du livre ne s’avance pas.
Ces derniers jours j’ai remarqué que je suis jolie, chaque jour je l’oublie et, le lendemain, me le rappelle et tâche de m’en convaincre, car il n’y a rien qui embellit comme le savoir d’être beau à moins qu’on ne soit laid, alors c’est ridicule.