Il est onze heures du soir, je quitte à l’instant maman, nous disions que c’est malheureux de vivre comme nous vivons, qu’il n’y a pas de jeunes gens à Nice, etc. etc. Je disais qu’il y en a... etc.
Nous étions avec le diacre chez Smith. Deux heures se passent à choisir les étoffes, les bois, les dorures, les peintures, etc. etc. Ce cher diacre qui fait du grand jeu1 comme dit Vassili Ossipovitch2 Howard. Il est ridicule ce diacre3 avec ses grand airs.
Aujourd’hui je n’ai rencontré personne d’intéressant.
Que je suis misérable quand je ne suis pas habillée.
On donne demain aux Bouffes « Bagatelle » avec Judic, nouvelle œuvre d’Offenbach. Pas une seule place, hélas !
Dîner avec le diacre puis une heure de promenade en voiture, puis chez nous. Les deux Striker sont venus. L’aîné est fiancé, il attendra deux ans, la demoiselle a le même âge que lui, dix-sept ans.
J’aime tant Paris, il est si beau. Je vois qu’on peut aimer une ville pour elle-même.
Jusqu’à présent Paris est ce que j’ai vu de plus beau, de plus gracieux et de plus sympathique.
Que me donnera Au fait, je n’ai rien à donner, mais que je voudrais demeurer à Paris pas en étrangère comme à présent oh non ! ce serait trop triste, mais demeurer à Paris comme j’aime. Cette vie de rues, de magasins m’ennuie, ce n’est pas mon genre.
Notes
En russe dans le manuscrit ; traduction française de l’éditeur.↩
En russe dans le manuscrit ; traduction française de l’éditeur.↩
En russe dans le manuscrit ; traduction française de l’éditeur.↩