Sunday, 16 September 1883
I am thoroughly ill. And I apply an enormous blister plaster to my chest. After that, doubt my courage and my desire to live. No one knows it, moreover, except Rosalie; I walk about the studio, read, converse and sing with almost a fine voice. As often on Sundays I do nothing — no one is surprised. Gavini and Tchoumakoff dine this evening, and I do not come down because Gavini irritates me to the highest degree, as Saint-Amand does, and because I have just had a treatment — that is the reason given to my family; in turn my family says I have a frightful migraine. I have never had a migraine except once. I am content, alone; after dining while reading I have all the lights extinguished, the curtains opened, and I walk about my floor under a splendid moonlight. That too is a pleasure.# Dimanche 16 septembre 1883
Et au milieu de tant de misère je suis relativement heureuse. J'apprends que Géry et la princesse sont en bas et je fais dire que ma migraine allant mieux je me suis endormie ayant modèle demain de bonne heure, ce qui est vrai.
Et puis... Ma belle âme demande une âme-sœur.
Je suis si seule avec les miens, ils m'embêtent. Et n'aurai jamais d'amie, Claire dit que je ne puis avoir d'amie, jeune fille parce que je n'ai pas de petits secrets et de petites histoires de jeune fille.
— Vous êtes trop bien, vous n'avez rien à cacher.
La reconnaissance m'oblige à ajouter que cette petite est très spirituelle. Elle a passé à seize ans ses examens superbement à l'Hôtel de Ville. Et j'ai lu de ses compositions qui contiennent des phrases très historiées.
Du reste... Ecoutez, je ne veux pas d'amitié de jeune fille. Amitiés d'hommes oui car il y a toujours quelque arrière-pensée ou bien Amour, Amour, Amour.
L'ayant écrit je n'y tiens presque plus...