Sunday, 14 May 1882
Well, what then? Well, absolutely nothing! What do I know? And even so? And the rest of it? But still? And the apartments? The house? Building? And the money? And my aunt who refuses to go there to sort everything out. And they say they spoil me! Nothing is more maddening than watching easy, possible, and useful things go undone — and why? Oh! these spineless characters! And now, to prevent my saying anything, they lie, they invent excuses, to buy themselves a fortnight. To what end, for what purpose? When they want everything settled just as much as I do! Ah! it makes one want to weep. You understand — if there were material impossibilities, serious obstacles, if I were mad and capricious. But no — so it is useless to insist; no one will believe that such infuriating creatures exist, and everyone will conclude that I am the mad one, naturally — because to explain my grievances one would have to form some idea of my family's inertia, their spinelessness, their stupidity.# Dimanche 14 mai 1882 Eh bien quoi ? Eh bien rien du tout ! Est-ce que je sais ? Et quand même ? Et puis le reste ? Mais encore ? Et les appartements ? L'hôtel ? Construire ? Et l'argent ? Et ma tante qui ne veut pas y aller pour arranger tout. Et on dit qu'on me gâte 1! Rien d'enrageant comme de voir que des choses faciles, possibles et utiles ne se font pas et pourquoi ? Oh ! ces natures molles ! Et maintenant pour éviter que je dise quelque chose on ment, on invente, pour gagner quinze jours. A quoi bon, pourquoi faire ? Puisqu'elles veulent comme moi que tout s'arrange ! Ah ! c'est à pleurer. Vous comprenez si c'était des impossibilités materielles, des obstacles sérieux, si j'étais folle et capricieuse. Mais non, aussi inutile d'insister, personne ne croira qu'il y a des êtres aussi embêtants et on ne manquera pas de croire que je suis folle, naturellement car pour s'expliquer mes doléances il faudrait se faire une idée de l'inertie, de la mollesse, de la bêtise de ma famille.
Le tout assaisonné de la ruse et de l'adresse slave ! Oh ! ces êtres !