Introduced by this beautiful woman I am not quite at my ease; we find there two or three Americans and little Bastien — very small, very fair, hair worn in Breton fashion, a snub nose and an adolescent’s beard. One is quite thrown: I adore his painting and it is impossible to regard him as a master; one wants to treat him as a comrade — and there are his canvases to fill you with admiration, awe and envy. There are four or five, all life-size, all painted in the open air. They are entirely beautiful; one represents a little cowherd girl of eight to ten years old in a field, a perfectly bare tree and the cow in the distance. It has a penetrating poetry; the little girl’s eyes have that childlike, rustic reverie of late afternoon — I cannot describe it. He has the manner of a little fellow very pleased with himself... This Bastien...
Présentée par cette belle femme je ne suis pas tout à fait à mon aise, nous trouvons là deux ou trois Américaines et le petit Bastien qui est tout petit, tout blond, les cheveux à la bretonne, le nez retroussé et une barbe d’adolescent. On est tout démonté, j’adore sa peinture et il est impossible de le regarder comme un maître, on a envie de le traiter en camarade et ses tableaux sont là pour vous remplir d’admiration, d’effroi et d’envie. Il y en a quatre ou cinq tous grandeur nature et faits en plein air. C’est tout à fait beau, un d’eux représente une petite gardeuse de vache de huit à dix ans dans un champ, un arbre tout nu et la vache là-bas, c’est d’une poésie pénétrante, les yeux de la petite ont cette rêverie enfantine et campagnarde, vers le soir, je ne sais pas le décrire. Il a l’air d’un petit bonhomme très content de lui-même... Ce Bastien...