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Tuesday, 18 October 1881
Yesterday I began a study in the shop of the illustrious Lorenzo, and I had fever all day, and at night half-dreams, half-visions: Lorenzo’s fabrics and Dumas’s landscape of Spain. I kept reading in my sleep and it was so real that this morning I am quite astonished not to find in the book what I believed I had read. And the bullfights. I wanted to see what Dumas says about them. Dumas attended those fights at the time of the wedding of the Duke of Montpensier,1 which rather changes things. Besides, in his two volumes on Spain one finds only a long successionMardi 18 octobre 1881 Hier j’ai commencé une étude dans la boutique de l’illustre Lorenzo et j’ai eu toute la journée la fièvre et la nuit des demi-rêves, demi-visions; les chiffons de Lorenzo et le paysage en Espagne de Dumas. Je continuais à lire en dormant et c’était si réel que ce matin je suis tout étonnée de ne pas retrouver dans le livre ce que j’ai cru y lire. Et les taureaux. J’ai voulu voir ce qu’en dit Dumas. Dumas a assisté à ces courses au moment du mariage du duc de Montpensier, ce qui change joliment les choses. Du reste dans ses deux volumes sur l’Espagne on ne trouve qu’une longue suite d’histoires ou telle façon dont lui et ses amis se sont nourris et les peines qu’ils ont eu à trouver à dormir et à manger. Il faut vraiment un esprit extraordinaire pour faire avaler tant de... cuisine.
But after all, he travelled with artists, friends, witty people… Man entirely alone is a very incomplete creature — to be alone to admire some sublime work of nature or of men, very well; but alone for a journey requiring animation, ideas… Ah! I much regret Daillens — we were to go to Spain together… It would have been altogether different… Oh, my family!… My aunt asked Pollack for the address of a doctor because I am coughing… So one knows what I have — I am treated by the greatest physician in the world, who knows me and has studied my illness, I am following a course of treatment… and a doctor is required in Madrid. It is sheer imbecility! One cannot even get angry… Ah! Yet if you were in my place! I, who am impatiently awaiting Andalusia, Seville, those beauties of nature — a painting perhaps… And Maman, who writes three times in every letter:
Mais enfin il a fait ses voyages avec des artistes, des amis, des personnes d’esprit... L’homme tout seul est un être bien incomplet; être seul pour admirer quelque œuvre sublime de la nature ou des hommes, bien, mais seul pour un voyage où il faut de l’entrain, des idées... Ah ! je regette bien de Daillens, nous devions aller en Espagne ensemble... Ça aurait été tout différent... Ô ma famille !... Ma tante a demandé à Pollack l’adresse d’un médecin parce que je tousse... Ainsi on sait ce que j’ai, je suis soignée par le plus grand médecin du monde qui me connaît et a étudié ma maladie, je suis un traitement... et il faut un médecin à Madrid. C’est tout bonnement de l’imbécilité ! On ne peut même pas se fâcher... Ah ! pourtant si vous étiez à ma place ! Moi qui attends avec impatience l’Andalousie, Séville, ces beautés de la nature; un tableau peut-être... Et maman qui écrit par trois fois dans chaque lettre:
Leave for Seville — the climate is very healthy; I have inquired — one finds pure milk and chickens there. Leave for Seville. — Amen, is it not? How fortunate some people are — and how, having everything to be so, am I not? I have enough money to come and go, to paint, to travel; one does what I want. You know the rest.
Partez pour Séville, le climat y est très sain; je me suis informée, on y trouve du lait pur et des poulets. Partez pour Séville. - Amen, n’est-ce pas ? Qu’il y a des gens heureux et comment ayant tout pour l’être ne le suis-je pas ? J’ai assez d’argent pour aller, venir, peindre, voyager; on fait ce que je veux. Vous savez le reste.
I would rather lack money and not do everything I want, but not be with idiots who enrage me with their stubbornness for my own good. When one is convinced one is doing right, there is nothing to be done. My family is convinced.
J’aimerais mieux manquer d’argent et ne pas faire tout ce que je veux mais ne pas être avec des crétins qui m’enragent avec leur entêtement pour mon bien. Quand on est convaincu qu’on fait bien il n’y a rien à faire. Ma famille est convaincue.
Were it not for this sawing, cramping, murdering fault of persecuting me out of love — I would perhaps forgive them for being neither artists, nor intelligent, nor agreeable. Ah! How fortunate some people are. No, you see — this journey with my aunt! One might as well leave for Paris tomorrow.
Elle n’aurait pas ce tort sciant, crispant, assassinant de me persécuter par amour que je lui pardonnerais peut-être de n’être ni artiste, ni intelligente, ni agréable. Ah ! qu’il y a des gens heureux; Non voyez-vous ce voyage avec ma tante ! C’est à partir demain pour Paris.
Notes
The Duke of Montpensier, Antoine d’Orléans, married the Spanish Infanta Luisa Fernanda in Madrid in October 1846; Dumas attended the celebrations and described them in De Paris à Cadix (1847–1848). ↩