Diary of Marie Bashkirtseff

It rains, it is cold, a bitter, atrocious cold; it is dark. So I am like the weather, and I cough ceaselessly... ah! What misery and what an atrocious existence! At half past three it is no longer light enough to paint, and if I read in the evening my eyes are too tired to paint the next day. I see no one, and the few people I might see I flee for fear of not hearing what they say.

Il pleut, il fait froid, un froid aigü, atroce; il fait noir. Aussi je suis comme le temps et je tousse sans cesse... ah ! quelle misère et quelle atroce existence ! A trois heures et demie il ne fait plus assez clair pour peindre et si je lis le soir j'ai les yeux fatigués le lendemain pour peindre. Je ne vois personne et le peu de gens que je pourrai voir je les fuis de peur de ne pas entendre ce qu'ils disent.

There are days when I hear well and others when I do not, and then it is a nameless torture... So God is going to let me die.

Il y a des jours ou j'entends bien et d'autres non et alors c'est un supplice sans nom... Aussi Dieu va me faire finir.

Besides, I am prepared for all sorts of miseries, provided I see no one; every ring of the doorbell makes me shudder... This new and horrible misfortune makes me fear so much what I once desired. Judge for yourself! I am always very gay and very droll for others; I laugh as much as Mademoiselle Samary of the Theatre-Francais, but it is more a habit than a mask; I shall always laugh, but it is finished — not only do I believe it is finished, but I desire that it be finished. There are no words to paint my dejection.

Du reste je suis préparée à toutes sortes de misères, pourvu de ne voir personne, chaque coup de sonnette me fait frémir... Ce nouveau et horrible malheur me fait craindre tant ce que je désirai. Jugez ! Je suis toujours très gaie et très drôle pour les autres, je ris autant que Mlle Samary du théâtre Français, mais c'est plus une habitude qu'un masque, je rirai toujours mais c'est fini, non seulement je crois que c'est fini, mais je désire que cela soit fini. Il n'y a pas de mots pour peindre mon abattement.