Diary of Marie Bashkirtseff

Mardi, 2 septembre 1879

I was interrupted yesterday by Maman, Dina, Da Costa and Moraes who stayed talking very late.

J'ai été interrompue hier par maman, Dina, Da Costa et Moraës qui sont restés à causer très tard.

I took a sea bath and painted in the afternoon. Da Costa has left. This evening a grand concert, Sivori played like an angel, besides I adore the violin. Afterward, a grand ball but I left. There were chic ladies, among others Mme Le Ghait, from Rome. We were to have gone to a soiree at her house... three years ago. But... I am beginning to enjoy Dieppe on the eve of departure... The weather is fine and I abstain from music, beaches, Casino and other stupefying activities of summer towns. One must go to the countryside but without a brake and without lunch at an inn, dine only at nightfall, around half past seven to enjoy the sunset... to be free at last! But with family it is impossible. I already have twelve studies to take away... Maman and Dina stayed at the Casino with Mme de Martellet and her two daughters, society people. I was very elegant this evening, a short little dress of white dotted tulle, always draped in the antique manner. That is to say, behind there is a panel of fabric whose end is turned up so that it makes a double thing and falls straight to the bottom of the skirt. Then there are two panels that start from the bottom of the skirt behind and come to cross in front, cover the hips and join under the back panel. A bodice most of the time without darts, almost without seams, that I adjust on myself, and always a satin sash.

J'ai pris un bain de mer et j'ai peint l'après-midi. Da Costa est parti. Ce soir grand concert, Sivori a joué comme un ange, du reste j'adore le violon. Après, grand bal mais je suis partie. Il y avait des dames *chic,* entre autres Mme Le Ghait, de Rome. Nous devions aller à une soirée chez elle... il y a de cela trois ans. Mais... Je commence à jouir de Dieppe à la veille du départ... Il fait beau et je m'abstiens de musiques, plages, Casino et autres abrutissements des villes d'été. Il faut aller à la campagne mais sans break et sans déjeuner au cabaret, ne dîner qu'à la nuit, vers sept heures et demie pour jouir du coucher du soleil... être libre enfin ! Mais en famille c'est impossible. J'ai déjà douze études à emporter... Maman et Dina sont restées au Casino avec Mme de Martellet et ses deux filles, des gens du monde. J'étais très élégante ce soir, une petite robe courte en tulle à pois, blanche, toujours drapée à l'antique. C'est-à-dire, derrière il y a un lé d'étoffe dont l'extrémité est retroussée de façon à ce que cela fasse une chose double et qui tombe droit jusqu'au bas de la jupe. Ensuite il y a deux lés qui partent du bas de la jupe derrière et qui viennent se croiser devant, couvrir les hanches et se joindre sous le lé de derrière. Un corsage pour la plupart du temps sans pinces, presque sans coutures que j'ajuste sur moi, et toujours une ceinture de satin.