Monday, 1 January 1877
I try to be cheerful; Visconti arrives. He is "a friend" — we talk about our intimate affairs. He says that people have not talked about it. That reassures me too much. He also tells me that the Cardinal's daughter is about to bring a lawsuit — futile but very scandalous — against the Antonelli family, and that Count Louis and his family live so miserably and keep house so badly:# Lundi 1er janvier 1877
- Que j'ai fini par ne plus y aller, je vous le dis franchement, car pour moi une maison aussi mal tenue c'est comme un coup de pied au derrière.
Eh bien à moi aussi c'est un coup de pied au derrière et je pense à ma condescendance envers Pietro avec un sourire de compassion.
C'est merveilleux comme ces choses-là me froissent.
Plus il tombe plus je regrette ma faiblesse et plus je suis tranquille pour le présent.
J'ai reçu une corbeille de fleurs anonyme. Des muguets et du lierre... cela fait rêver. Ce n'est ni Simonetti, ni Plowden, ce dernier vient avant dîner "de crainte de ne pas nous trouver le soir". Tous les autres auraient envoyé une carte... Maman rit et assure que c'est Angelini.
Nous sortons et, pour grande modestie, je mets le chapeau noir, c'est fort joli.
Promenade, multitude bienveillante, heureuse, naïve, ardente, artistique, s'amusant comme un enfant en fête...
Coucher de soleil merveilleux. Mon âme semble avoir des ailes et vouloir s'envoler dans les hauteurs célestes.
J'ai envie d'aller à Paris. J'ai envoyé par poste à Angelini une boucle de cheveux noirs du chignon de maman.
Un nez énorme à Doria, pour lui rappeler Mme Leghait. Et une feuille d'oranger à Paul Antonelli.
Et une lettre à Angelini dans laquelle je le prie de m'acheter une bonbonnière et de l'envoyer à San Remo, à la Rocca... Je pars demain, mais ce sont des matériaux pour le Carnaval.