Thursday, 27 March 1873
# Jeudi 27 mars 1873
A la promenade (robe grise et bleue comme hier), beaucoup de monde. Je dis et pour la dernière fois que non seulement Boreel ne me plaît pas mais il est laid, la figure fatiguée.
Non, non, cher, c'est bien fini pour vous, n'espérez plus rien ! rien ! Quand je suis rentrée, les Howard, Hélène et Lise sont venus chez nous.
Maman est sortie un peu.
Aujourd'hui je n'ai pas déjeuné, il était mauvais; j'étais très en colère, j'ai [Rayé: jeté] vidé, (moitié pour rire) une assiette de macaroni par terre. J'étais fâchée un peu en plaisantant. Dans "La Saison", j'ai lu un long article sur le Tir et un des commissaires est le duc de Hamilton.
Quel bonheur ! Puis le soir on a apporté de Monaco un stéréoscope avec toutes sortes de photographies entre autres le Tir au moment où un monsieur tire. J'ai reconnu plusieurs figures entre autres Merck. Je ne puis dire combien j'aime tout cela, chevaux, courses, jockeys, Tir au pigeons, etc. etc. J'aime le duc pour cela et j'aime tout cela pour le duc. J'aime à voir tout ce qui concerne le duc etc. Car si on dit, courses, vient Hamilton; si on dit Hamilton, viennent les courses, le Tir et tout cela.
Mais si on ôtait le duc, le Tir perdrait presque tout à mes yeux, tandis que si on ôtait tout cela du duc il resterait le même pour moi. d'où l'on peut conclure que j'aime les amusements, parce qu'ils sont liés avec lui, et à cause de cela ils me sont chers et resteront en souvenir de lui. Oh ! mon Dieu faites que je sois au Tir aux pigeons et que le duc de Hamilton fasse notre connaissance.
[Dans la marge: Comme Mlle de Galve me plaît. Je l'aime beaucoup et je voudrais la connaître et aussi pour la raison que j'ai donnée page 82.]