Pátek 20. května 1881
Krátce. Mé váhání začíná nanovo! Ach jemine. Přichází Potain a počítala jsem s ním, abych nemusela jet do Ruska a příliš nerozmrzela otce. Dobrá, mohu nejet, ale je to Bojidar, kdo přináší smrtící zprávu: „Porota dnes obešla Salon a hodně si prohlížela obraz od Breslau.“ Ach jemine, slzy, které už předtím tekly, se rozlévají proudem.# Vendredi 20 mai 1881
Mon père et maman pensent que c'est ce qu'a dit Potain qui me chagrine et moi je ne puis avouer la vérité. Mais je pleure bien; pas de grimaces ni de sanglots, de belles grosses larmes silencieuses, à profusion qui tombent comme une pluie d'été sans trop détraquer le visage.
En somme Potain n'a pas dit grand chose de neuf et il m'a donné moyen de rester ici mais c'est le tableau de Breslau. C'est affreux, ça. Enfin que vous dire, une journée !! J'ai prié Potain d'exagérer mon état et dis tout bonnement à ma famille que le poumon droit est malade, pour que le père ne soit pas vexé de ce que je reste. Et les voilà tous dans la désolation, marchant sur la pointe des pieds... Ah ! misère !!
Leurs regards me blessent, leurs concessions m'exaspèrent... et pas un point d'appui ! A quoi me raccrocher ? Ah ! la peinture est une bonne farce ! Vous savez dans des moments d'ennuii on n'est jamais trop malheureux quand on a un point lumineux quelconque dans son horizon et toutes les misères je me repliais en disant: attends un peu, la peinture nous sauvera. - A présent je doute de tout. Je ne crois ni à Tony ni à Julian.
Si c'est en pleurant que j'espère bien peindre !!!
Mme de Brimont descend passer une heure avec nous le soir. Toujours blonde et élégante.