Čtvrtek 26. srpna 1875
Nous avons recu nos photographies en Graces et en *disgraces .* C'est a mourir de rire !
Walitsky improvise des vers dont seul il est capable.
*Sur la Promenade Audiffret
[deux lignes illisibles]
Marie [?] lui [?] ayant achete sur la glace.... d'oie Emile lui cligne de l'oeil et elle enfonce de l'oie dans sa bouche
Les autres gars
[une ligne illisible]
sautent du... [?] un landau et la regardent
et la tante avance et fait la fiere
elle se rejouit, fait la fiere ceux qui regardent Marie l'appellent jolie.*
Aucune langue que la petite russienne ne peut exprimer les choses si nettement et si drolement !
Les Tcherkassky sont partis, d'abord pour Wiesbaden puis pour Petersbourg. Ils sont partis de chez nous.
[Quatre lignes cancellees]
Je vais a Schwalbach avec Machenka, maman et Dina suivent en caleche. La nous voyons *Obeziana* et son frere un garcon tres propre et gentil, ils me regardent beaucoup et restent tout le temps dans la galerie des boutiques tout pres de nous.
Nous allons aussi a la musique. J'aime beaucoup mon gentil Schwalbach.
J'ai dine a Nassauer Hof, l'hotel a la mode. J'y ai parle a la comtesse Benvenuti, femme aimable mais presque toujours grise. Misere de monde. Non, je vois qu'il faut renoncer a toute espece de recherche. Ennuyons-nous, ennuyons-nous, et restons tranquilles.
Sous nos fenetres est bien passe un etre humain le matin mais dans la journee j'ai perdu sa trace.
A la porte, Stiopa nous rencontre, il vient de recevoir une depeche de ma tante, l'avocat Plevasko l'attend a Paris et elle appelle Stiopa.
De nouveau nous parlons de chevaux et on ne m'irrite pas beaucoup, heureusement.