Deník Marie Bashkirtseff

# Lundi, 23 février 1874

Jedeme všichni do Monte Carla, všichni kromě Sťopy a Mačenky, (botky z Ferry přišly dnes ráno, dobře).

Nous allons tous à Monte-Carlo, tous excepté Stiopa et Machenka, (les bottines Ferry sont arrivées ce matin, bien).

Slunce je žhavé, olivovníky šedé, země červená, málem mě to dohnalo k pláči. Můj Bože! Je zde mnoho psů, ani jeden jak si přeji.

Le soleil est ardent, les oliviers gris, la terre rouge, cela m'a presque fait pleurer. Mon Dieu ! Il y a beaucoup de chiens, pas un comme j'aime.

Postupně jsem vyhrála sto padesát franků, které jsem půjčila mámě. V šest hodin odjíždíme já, Paul a Dina. Pan Potemkin jede s námi

J'ai gagné peu à peu cent cinquante francs que je prête à maman. A six heures nous moi, Paul et Dina partons. M. Potemkine vient avec nous, le nouveau marié. Nous causons et rions en voyage. Un Russe assez sale se retenait pour ne pas rire, car nous disions des choses très drôles, sur les voyages en Russie et les faux rapports surtout. Nous le conduisons chez lui.

Když vstoupila do herního sálu, máma byla okamžitě obklopena Berrem, dvěma Potemkiny, Bachem, ale ona se neumí zdrženlivě chovat.

En entrant dans la salle de jeu maman était tout de suite entourée par Berr, deux Potemkine, Bach mais elle ne sait pas retenir.

Večer hrajeme ruletu, kterou jsem právě koupila. Dělala jsem banku a vyhrála osm franků.

Le soir nous jouons à la roulette que je viens d'acheter. Je tenais la banque et j'ai gagné huit francs.