Deník Marie Bashkirtseff

Mardi 4 mars 1873

Překrásné počasí, ale bez slunce. Jely jsme na oběd do La Réserve (modré šaty) — naše rodina, Bach, Gabrielli. Bylo tam mnoho lidí, Bravura se svou svitou. Pak domů, pěšky s Gabriellim. Večer jsme měly hosty, společenský večer: paní Howardová, Hélène a Lise (Hélène a Lise okouzlující). Paní Markevičová, hraběnka de Mouzay, paní de Daillens, hrabě Markoff, hrabě Etienne, pan Barnola, hrabě Gabrielli, pan Solemeff, pan Patton, pan Abramovič.

Très beau temps, mais pas de soleil. Nous allâmes déjeuner à la Réserve (robe bleue) notre famille, Bach, Gabrielli. Il y avait beaucoup de monde, Bravura et son bataclan. Puis à la maison, à pied avec Gabrielli. Le soir nous avions du monde, une soirée: Mme Howard, Hélène et Lise (Hélène et Lise charmantes). Mme Markevitch, comtesse de Mouzay, Mme de Daillens, comte Markoff, comte Etienne, M. Barnola, comte Gabrielli, M. Solemeff, M. Patton, M. Abramovitch.

Pili jsme čaj, bavili se. Dina přišla jako Číňanka, pak jako jeptiška. Markoff se šel podívat na mé malby; jsem spokojená; bavila jsem se. (Pan Barnola zpíval, vše bylo velmi zdařilé.) (Fialové šaty, rozpuštěné vlasy, korzet otevřený vpředu, velmi pěkné; obličej trochu unavený.)

On a pris le thé, on s'est amusé. Dina est venue en Chinoise, puis en nonne. Markoff est allé voir mes peintures; je suis contente; je me suis amusée. (M. Barnola a chanté, tout était très bien), (robe violette, cheveux pendants, corsage ouvert par devant, très bien, la figure un peu fatiguée).

Cestou z La Réserve jsme projely přístavem, hrabě Gabrielli mluvil o vévodovi z Hamiltonu, o jeho jachtě; zastavily jsme se zeptat, komu patří jachta, kterou jsme viděly. Řekli nám, že není vévodova, že jeho a Wittgensteinova odjely před osmi dny.

En retournant de la Réserve, nous passâmes le port, le comte Gabrielli parla du duc de Hamilton, de son yacht, nous nous arrêtâmes pour demander à qui était le yacht que nous voyions. On dit que ce n'était pas au duc, que le sien et celui de Wittgenstein sont partis il y a huit jours.

Takže odjel, ona taky, vždyť ji už nevidím! Ach! Zuřivost! Takže ho neuvidím dříve než příští zimu, a kdo ví, kde budeme. Spíše kde bude on a čím bude.

Alors il est parti, *elle* aussi, puisque je ne la vois plus ! oh ! rage ! Alors je ne le verrai plus que l'hiver prochain et qui sait où nous serons alors. Plutôt où il sera et ce qu'il sera, lui.

A být jím takto přehlížena. Vyjadřuji se v málo slovech, ale řekla jsem vše. Odjel, aniž by věděl, že existuji. A i kdyby to věděl, zapomněl by tak rychle: k čemu mu to je? Má ženu, kterou miluje. Ach! Myslím, že ji nemiluje, ale raději je svobodný — oženit se, protože je to nezbytné pro šik

Et être ainsi ignorée de lui. Je m'exprime en peu de paroles mais j'ai tout dit. Il est parti sans savoir que j'existe. Et même s'il le savait, il l'oublierait si vite: à quoi ça lui sert ? Il a une femme qu'il aime. Oh ! je crois qu'il ne l'aime pas, mais qu'il préfère être libre, avoir une femme puisque c'est nécessaire pour le chic, des chevaux, une femme, le Tir aux pigeons. Tout ça sont les attributs d'un grand seigneur anglais tombé de bonne heure dans une mauvaise société, (non pas mauvaise, mais celle qui convient pour former un homme). Quel malheur ! et je ne puis rien à cela. Je ne puis lui dire que je l'aime, je ne puis et si je lui disais même !... Il n'y ferait pas attention. Oh ! comment exprimer cette rage, quand on ne peut rien, rien, rien ! Quand on est impuissant, c'est horrible ! Oh mon Dieu aie pitié de moi ! Par charité ! Donne-moi le duc de Hamilton !

Aspoň kousíček štěstí, prosím!!!

Un petit sou s.v.p. !!!

Prosím Tě! Když tu byl, měla jsem důvod vycházet, oblékat se, ale teď! Tehdy jsem chodila na terasu s bušícím srdcem v očekávání, že ho uvidím aspoň na vteřinu. A teď! Ach! Bože můj, vkládám všechnu svou naději v Tebe! A v koho mohu doufat, ne-li v Tebe? Ulev mé bolesti. Ach! Pane, nemohu Tě prosit víc, vyslyš mou modlitbu. Ach! Tvá milost je tak nekonečná, Tvé milosrdenství tak veliké! Učinil jsi pro mě tolik, nemám snad právo doufat? Ach! Bože můj, Ty jediný pro mě můžeš něco udělat, proto Tě vzývám! Pomoz mi, Ty jediný mu můžeš vnuknout lásku ke mně. Ach! Dej, ať ho znovu spatřím — do příští zimy je tak dlouho čekat! Ach! Kdyby jen existovaly Bádeny! Bože můj, učiň pro mě něco!!!

Je T'en supplie ! Quand il était ici, j'avais un but pour sortir, m'habiller, mais maintement ! Alors j'allais à la terrasse avec le cœur qui me battait dans l'attente de le voir pour une seconde au moins. Et maintenant ! Oh ! mon Dieu je mets tout mon espoir en Toi ! Et de qui puis-je espérer si ce n'est de Toi ? Soulage ma peine. Oh ! Seigneur je ne puis Te prier davantage, entends ma prière. Oh ! Ta grâce est si infinie, Ta miséricorde est si grande ! Tu as fait tant de choses pour moi, ne suis-je pas en droit d'espérer ? Oh ! mon Dieu Toi seul peut quelque chose pour moi, aussi c'est Toi que j'implore ! Aide-moi, Toi seul peut lui inspirer de l'amour pour moi. Oh ! fais que je le revoie, il y a longtemps à attendre jusqu'à l'hiver prochain ! Oh ! si Bade existait ! Mon Dieu fais quelque chose pour moi !!!

A ten druhý, ubohé dítě, je pohlcen tou strašnou propastí!

Et l'autre, pauvre enfant, il est englouti par ce gouffre affreux !

Ach! Vzpomínám si, že loni zmizel na týden a víc, myslím ve stejnou dobu — to musí něco znamenat. Ale je mi líto, že ho nevidím — oživoval promenádu, jeho postava vynikala mezi nicejskou sprostotou. Ubohý, jak ho lituji, že je zkažen tím strašným Monakem. Ráda bych ho zase viděla.

Oh ! je me souviens que l'année dernière il a disparu pour une semaine et plus, je crois, à la même époque, cela doit vouloir dire quelque chose. Mais cela me fait de la peine de ne pas le voir, il animait la promenade, sa figure se distinguait parmi le vulgaire de Nice. Pauvre, comme je le plains d'être perverti par ce Monaco affreux. Je voudrais le revoir.

Zapomínám říci, že panování Boreela bylo minulou zimu, a když letos v zimě přijel, přijala jsem ho chladně, protože od léta jsem změnila názor. Lituji ho ze soucitu a nic víc. Zdá se mi, že se příliš zabývám padlým Boreelem, ale žít bez vášně atd. atd. atd. atd.

J'oublie de dire que le règne de Boreel était pendant l'hiver dernier et lorsqu'il est arrivé cet hiver je le reçus froidement car depuis l'été j'avais changé d'idée. Je le plains par pitié et rien de plus. Je trouve que je m'occupe trop de Boreel déchu mais vivre sans passion etc. etc. etc. etc.