Deník Marie Bashkirtseff

Mardi 25 février 1873

Překrásné počasí. Jely jsme v kočáře v železných maskách a bílých orientálních pláštích, velmi hezkých, s obrovským množstvím kytic, projely jsme kolečko pětkrát či šestkrát v řadě kočárů, která neměla konce. Dnes bylo ještě víc lidí. Házeli na nás spoustu malých i velkých kytic. Na tribuně na náměstí u prefektury stála téměř celá společnost, házeli na nás velké kytice. Všichni, které známe od vidění, se na nás usmívali a zaplavovali nás květinami.

Temps très beau. Nous allâmes en voiture avec des masques de fer et des manteaux orientaux blancs très jolis, avec une quantité énorme de bouquets, nous fîmes les tours cinq ou six fois en suivant la file des voitures qui était sans fin. Aujourd'hui il y avait encore plus de monde. On nous jetait une quantité de petits et de grands bouquets. A l'estrade de la place de la Préfecture se trouvait presque toute la société, ils nous jetèrent des grands bouquets. Toutes les personnes que nous connaissons de vue nous souriaient et nous inondaient de fleurs. Un jeune homme avec quatre chevaux et postillons, me présenta à moi, par son domestique, un cornet de bonbons et un bouquet.

Házela jsem pro radost kytice, konfety, jen do davu. Kavalkáda nás minula v trysku. Boreel byl oblečen jako v neděli, házela jsem na něj kytice, jednou rukou držel koně, druhou se spěšně snažil chytat mé kytice (v trysku). Díval se na mě. [Jeden řádek škrtnutý] Po dvou kolech se kavalkáda rozdělila, slušní odjeli, neřádi zůstali. Nesmírně jsem se bavila. Házela jsem květiny na celou společnost, téměř se mnou mluvili.

Je jetais pour le plaisir des bouquets, des confettis, seulement à la foule. La cavalcade nous passa au galop. Boreel était la même chose que dimanche, je lui jetai des bouquets, d'une main il tenait son cheval, de l'autre il s'empressait d'attraper mes bouquets (en galopant). Il me regardait. [Une ligne cancellée] Après avoir fait deux tours la cavalcade se divisa, les bons s'en allèrent, les mauvais restant. Je me suis énormément amusée. J'ai jeté des fleurs à toute la société, ils me parlaient presque.

Pak domů kolem šesté. Zbývá jen jedna lítost, a to že je konec. Ach! Ne, je tu ještě větší, obrovská, a sice že se vévoda z Hamiltonu nezúčastnil. Gioia tam také nebyla.

Puis à la maison vers les six heures. Il ne reste qu'un regret, c'est que c'est fini. Ah ! non il y en a un plus grand, un énorme, c'est que le duc de Hamilton n'y prenait pas part. Gioia n'y était pas non plus.

[//]: # (Boreel se na mě skrze karnevalové veselí, v plném cvalu, díval

[//]: # (Boreel à travers la gaieté du carnaval, galopant, me regardait quand je lui jetai les bouquets, son regard était si bon, si bon, que vraiment on ne peut pas ne pas l'aimer.) [Rayé: il était même ému. Oh ! non c'est mon imagination.]

S jakou horlivostí sbíral kytice, které jsem mu házela. Udělalo mi to velkou radost.

Avec quel empressement il ramassait les bouquets que je lui jetais. Cela m'a fait un grand plaisir.

Dnešní den byl velmi dobře využit. V kočáře jsme byly: máma, Sophie, Dina a já, baron Bach po část dne, pak Tarnakoff, ale ten nedlouho.

La journée d'aujourd'hui a été très bien employée. En voiture, nous étions, maman, Sophie, Dina et moi, le baron Bach une partie du temps, puis Tarnakoff, mais lui pas longtemps.

Objely jsme celé město. Přes všechny důvody, které jsem uváděla, tvrdíc, že je velmi nevhodné vodit Dinu na „Krásnou Helenu", šla tam dnes večer.

Nous fîmes le tour de toute la ville. Malgré toutes les raisons que je présentais, en disant que c'est très inconvenant de mener Dina voir "La Belle Hélène", elle y est allée ce soir.