Jeudi 17 novembre 1881
Mauvaises nuits remplies de fièvre et de cauchemars, le nouveau ministère me hantait et je voyais Dieu sait à quel propos le général Campenon et son épouse qui paraît-il le gouverne p. être harcelée toute la nuit. Puis je voyais distinctement huit heures à mon réveil et il faisait tout noir, alors des colères impuissantes, c’est ma tante, c’est Rosalie, c’est la fin du monde on me le cache ! Et je sentais tout autour du cou des herbes odoriférantes que ma tante m’avait mises là pour ma santé. Enfin du délire presque, ce qui a fait que hier je ne pouvais pas me traîner ayant mal à la poitrine, à la gorge, au dos, toussant, enrhumée, ne pouvant rien avaler et passant dix fois par jour du froid au chaud.