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Dimanche 14 août 1881
J’ai eu de la peine à m’endormir et ce matin ça fait toujours mal mais encore dans le dos et chaque fois que je respire c’est le diable et que je tousse c’est deux diables. Ah ! me voilà bien. Oui, me voilà très bien.A present je renonce au tableau, oui, c’est dit. Mais que de temps perdu !! Plus d’un mois.
Quant à Breslau encouragée par sa mention tout doit aller bien, moi j’ai les bras coupés et n’ai plus confiance.
Il pleut.
Ce qui est ennuyeux c’est que je n’ai plus envie de rien. Allez à Biarritz, à quoi bon ? Est-ce que je puis m’amuser. Enfin, passer un mois au bord de la mer... et pourquoi faire ?
Enfin je ne sais pas ce que cela veut dire et pourquoi tant d’hésitations pour une simple étude; sitôt que je décide ne pas le faire il me semble que je laisse échapper ma fortune.
Et si tôt que je m’y mets cela m’ennuie et c’est prétentieux et je ne finirai pas et il pleuvra. Alors je me jette dans un fauteuil et reste des heures comme une abrutie.