Enfin ma tante s’est en allée et voici le résultat. D’abord ce que je savais c’est que la pose n’est ni jolie ni naturelle et les pieds ne correspondent pas, c’es trop long à expliquer. Puis des choses sèches et bâclées. De bonnes choses dans la tête, la haie et les seaux plein d’eau que la femme a déposés par terre sont très bien paraît-il, que c’est même dommage. Mais grande réprimande pour le sans-gêne avec lequel je pose mes modèles, je cherche trop peu le tableau. Je ne cherchais que le morceau. Enfin, ma tante la pauvre a sans le vouloir empêché que je profite de la leçon. Quand elle fut partie Julian m’a reproché d’avoir dit cela si peu délicatement, car j’ai été pire que méchante, presque cruelle. Ce n’est pas gentil, ce n’est pas délicat de froisser les gens de la sorte... Je n’avais pas besoin de dire que ça me gênait si fort d’être corrigée en sa présence.