Jeudi 3 juillet 1879

J’ai rêvé du Prince Jérôme Napoléon. Il faudra bien qu’il se décide. Les lâches Anglais !
Ce Carey ! Je lui ai prédit la vérité. Il va passer en Conseil de guerre. Mais hélais tout cela ne réssuscite pas les morts.
Qui donc ne rendra pas hommage à l’esprit élevé et au cœur d’or qui eut dicté le testatment ? Il a fallu qu’il meure pour qu’on les connaisse cet esprit et ce cœur.
Ces infâmes Anglais, bourreaux de Napoléon le Grand, ennemis séculaires de la France; quand je pense que c’est en Angleterre que Napoléon I s’est réfugié ! Voilà une stupidité et un crime. Je n’aime pas Napoléon III. S’il s’était fait tuer à Sedan, son fils vivrait et régnerait. Sedan est une infamie comme la fuite du traître Carey. Il devait penser à son fils au lieu de se rendre. L’enfant a payé pour tout. A présent il faut Jérôme, malgré la phrase malencontreuse du testament; mais le Prince l’a écrite pensant que M. Jérôme ne ferait valoir ses droits dans aucun cas.