Mardi, 12 janvier 1875

Après une petite scène de circonstance je pars pour Paris.
Que je voudrais me passer de ces scènes, mais c’est que quand je n’en fais pas je n’obtiens rien.
Vraiment ces gens-là me feront un horrible caractère. Mais que faire.
Demain c’est notre jour de l’an. Je deviens triste lorsque je pense comme on néglige les fêtes chez nous, les fêtes comme Noël ou le jour de l’an devraient se passer en famille, cela maintiendrait les bonnes relations, le respect et tout enfin. On doit faire la plus grande attention aux petites choses, ce sont elles qui font la vie et, en les négligeant, on devient pire qu’un animal.
Pour en finir avec la vieille année je m’endormis à douze heures moins le quart et me réveillais à douze un quart dans la nouvelle année 1875, mais c’est en Russie et ma nouvelle année à moi est commencée depuis douze jours.
Le wagon me fatigue horriblement et, si je ne lisais pas, je ne sais ce que je ferais.