Dimanche 17 juin 1883

J’avais écrit à Tony à propos de l’article d’Etincelle pour qu’il ne pense pas que c’est moi, et voici sa réponse, il est venu du reste lui-même vers six heures, nous le gardons à dîner et la soirée se passe le plus agréablement du monde, (Bojidar et le pope étaient là aussi) à parler de la canaillerie du jury. Tony dévoile des tripotages et dit que je suis dans une situation exceptionnelle et par dessus le marché étrangère, et que la mention a soulevé des protestations, les heureux n’ont besoin de rien, dit-on. Charmante théorie. Enfin y a-t-il oui ou non des toiles récompensées qui ne valent pas la mienne ? C’est ça que je veux qu’il dise ! Sans doute, il y en a, mais qu’est-ce que ça prouve ?
N’envisager que le résultat qui est que vous êtes aujourd’hui sortie de la foule, que vous êtes quelqu’un et ça aidera à vous donner une médaille. Et que enfin, il a fait tout au monde pour arriver à ce résultat, car cette mention me donne la situation que je mérite et que je dois être enchantée et que je ne suis pas dans des conditions très favorables et que pour qu’il n’y ait pas d’injustice possible il faut faire une œuvre qui ne soit pas simplement bonne, mais qui s’impose. Je sais bien.. Enfin-