Lundi 20 mars 1882

J’espérais finir le tableau pour le 23 et l’exposer. Il n’y a plus moyen, cette tête si bien partie et interrompue ne s’amène plus.
Barnola vient souvent, il a hérité de sa tante, je voudrais qu’il épouse Dina.
Voici la lettre que j’écris à Julian, il m’a écrit il y a huit jours en envoyant une caricature sur Cassagnac.
A M. Julian, salut-de poitrine.
Notre misérable famille, tout entière au vice du jeu nous a aban-donnés-nuphar sur une place presque déserte et en quelque sorte inhabitée-russe. Les pêcheurs nous voulurent recueillir mais ils reconnurent bientôt que nous l’étions plus qu’eux-de poisson et nous lachèrent-de poule. En face de la villa se trouve une farme à scie (pharmacie pour les lecteurs du Pays) et tous les soirs nous y buvons du lait-nage après avoir accompli de vastes travaux à la salade,
Du reste voici le brouillon. [manque]
Et Julian répond qu’il est allé retenir trois chambres chez Mme Magnan (Sainte Anne) et qu’il y a là: douches, camisoles etc. Soyez sans inquiétude.