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Lundi 12 septembre 1881
- M. Géry est venu hier soir, Bojidar était là, nous avons pris du thé à cinq jusqu’à dix heures du soir le plus saintement du monde.Moi, quand j’entendais parler mal de femmes du monde, quand j’entendais dire qu’elles ne sont pas comme il faut, il ne faut pas les recevoir, elles sont légères, compromises etc. Je m’imaginais que ces femmes-là s’étaient grisées devant du monde, avaient eu des amants ou pour le moins s’embrassaient avec les hommes, se montraient trop décolletées, allaient souper dans les restaurants... Il parait qu’il ne faut rien de cela et qu’il suffit de mener l’existence monastique que nous menons en y ajoutant un Soutzo et une Tchoumakoff. Mais cela ne me chagrine plus.
Enfin, je crache le sang. 0 poésie ! Cracher, je crache. C’est délicieux.