Vendredi 21 novembre 1879

Les journaux commencent à s’occuper de Joseph, aussi fait-il plus d’esbrouffe que jamais au Bois et partout. Voici une petite historiette du « Figaro » qu’on lui attribue. [Manque]
Pourtant ces républicains auront de la peine, l’autre soir le Président de la Chambre va en loge grillée avec une femme et le ministre Lepère qui va lui-même chercher sa voiture et pousse en passant M. de Nervo qui donnait le bras à une dame. Aussi on s’en moque; le « Gaulois » et le « Figaro » sont assez courtois pour Joseph au moins mais le « Triboulet » le traite de centaure, de dresseur des chevaux de Léon. Nous avons vu le patron et le subalterne au Bois. Léon en coupé avec Coquelin et Joseph en petit dog-cart et puis à cheval et puis causant avec une cocotte dans l’allée latérale de gauche près du petit café. Je crains bien que cette statue équestre ne soit trop lancée dans les écuries et les femmes payantes... ce serait trivial.
La société polie et élégante de la République est à faire en ce moment, aussi cela m’intéresse-t-il au dernier degré. Toutes mes facultés sont tendues vers ce point et je me ronge les doigts d’être enchaînée là. Cela me fait penser à Oelsnitz sans laquelle j’aurais fait la connaissance de Joseph et de Coquelin et par conséquent de Gambetta. J’ai lu « l’Eugène Rougon » de Zola et... même sans cela.
Je suis bien malheureuse !