Lundi, 18 août 1879

Grand émoi à l’hôtel, j’ai versé de l’eau dans les bottes du Brésilien exposées à sa porte. On a accusé tous les chiens et le brésilien est resté au lit jusqu’à onze heures et il est encore en pantoufles
Outre les fleurs des princes nous avons reçu hier deux superbes bouquets, Blanc avait l’intention de m’envoyer des fleurs à cause du 15 août mais je ne pense pas que ce soit lui vu que Labrousse fait payer des bouquets comme ceux-là de 60 à 75 francs la pièce au moins. Nous avons passé en revue toutes les personnes susceptibles de se livrer à une telle extravagance et nous ne voyons personne. Le petit Zurlo (fils du prince Zurlo qu’on dit jeteur de sort) est arrivé ici et nous a présenté ce soir le monsieur aux bottes, le Brésilien qui en avait bien envie. [M. da Costa Motta.]