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Mercredi 21 mars 1877
Rosalie me réveille par une lettre. Lisez-là. Elle m’a fait moins de plaisir que la première, parce que je la voulais hier.Le professeur de mandoline me donne de nouveaux détails. Le marquis Niccolini a été légèrement blessé, lui aussi, mais il est le premier tireur de sabre de Florence.
Larderel a écrit au comité des courses qu’il fait courir. Puis arrive Mme Hamontoff, et puis Bikowsky.
Et puis je vais voir les demoiselles Fabbricatore qui sont enrhumées.
Et puis... Je reste là une heure pour écrire ces quelques lignes, depuis quelques jours il me faut un temps infini pour écrire une ou deux malheureuses pages. Je suis paresseuse et je ne m’intéresse plus.
C’est le 3 mars que Larderel s’est battu. Il a envoyé ses chevaux à Palerme et a gagné tous les prix.
Ma tante écrit de se garder de Larderel : “Ce n’est pas un homme, c’est un chenapan. Comment pouvez-vous le prendre au sérieux ?”
Demain j’enverrai la réponse à Florence, c’est une feuille carrée presque entièrement couverte par une rose d’un rouge fauve à moitié effeuillée sur laquelle est posée une carte de visite avec un coin plié. Naturellement tout cela est peint. C’est sur cette carte que se placent ces mots :
Lettre recopiée · Réponse de Marie à Larderel, peinte sur une carte, 21 mars 1877- “Je crois que c’est celle du sabre. Parce que celle de la fleur ne vous a pas empêché de partir, tandis que l’autre vous retient encore. Mais pour bien juger, il faut du temps.Violette n’a pas le pardon aussi facile que vous avez l’air de penser, mais elle est généreuse quand on se repent.Vous repentez-vous ?”
J’aurais mieux aimé simplement ceci : Je vous répondrai à Naples - mais il peut rester deux jours de plus à Florence pendant lesquels je ne recevrais pas de lettres; je mettrai la mienne pour la nuit dans une enveloppe pleine de violettes fraîches, elle en aura le parfum; mais que je suis fâchée, je ne puis lui envoyer des fleurs comme dans tous les billets qui ont précédé celui de légère.