Journal de Marie Bashkirtseff

Cahier 023

août 1874 — septembre 1874

35 entrées 35 traduit

Lieu principal : Ostende

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Le comte devait partir ce matin à dix heures mais il est resté parce que hier j'ai dit :

Depuis lundi je n'ai rien écrit, mais je crois me souvenir de tout.

À deux heures l'omnibus qui nous apporta nous enlève, je regarde à droite et à gauche pour ne pas perdre un instant à Spa. Ce que je regrette le plus...

Je n'ai visité ni jardins zoologiques, ni museum, c'est trop bête. Je suis allée visiter : les écuries du Roi, mais je ne trouve que quinze chevaux,...

J'ai commandé encore un en-tout-cas, un poignard, celui de Dupuis est perdu. Je ne le regrette pas, il ne [Rayé : me plaisait] m'a jamais plu. Celui...

Nous allons avec eux aux bains (robe grise, chapeau noir de Bruxelles, véritable anglais et très bien — pas mal) bottines jaunes, vent terrible, on...

Je revis, je me porte bien grâce à Dieu.

À pied, aux courses, avec les paysans, sur du sable, à pied, au Var aux courses ! disais-je ou soupirais-je tout le temps à travers les larmes.

Je ne sais pas pourquoi mais on disait qu'il s'est cassé le bras.

Je déjeune avec maman au Kursaal, robe grise, bottines jaunes, les jaunes sont les Hamilton, les noires les Blackprince.

— Oui, ai-je répondu et oublié.

Plusieurs fois on (*la famille*) m'a demandé si je voulais épouser Doria et chaque fois j'ai répondu *A la minute même* et c'est la vérité. Je ne...

Je ne sais d'où vient que ce cher Doria a acquis une telle célébrité parmi nous. Jamais je ne l'ai admiré, jamais je n'ai rougi pour lui, jamais je...