Journal de Marie Bashkirtseff

Au déjeuner on annonce au jeune U... que sa mère est très mal. Avant d'arriver, elle était morte. C'est affreux pour cet enfant. Je ne suis pas allée au Tir aux pigeons, cela m'a fait beaucoup de peine. J'ai pleuré comme une bête, au piano, dans l'après-midi, au dîner et même le soir.
Le Tir, je le regrette, mais c'est surtout l'occasion man­quée de voir le duc qui m'ennuie.

Notes

Le contraste entre la mort de Madame U. et la préoccupation de Marie à l'idée d'avoir manqué le duc illustre la juxtaposition parfois saisissante d'événements graves et de préoccupations adolescentes dans son journal.