Monday, 4 August 1884
Opening of the Congresscongres84 — I am not sorry to make my entrance in such illustrious company.# Lundi 4 août 1884
Le maréchal est très entouré. Nous avons de bonnes places à droite, les mêmes qu'il y a cinq ans au dernier Congrès. La maréchale, Claire et moi.
On ne s'y attendait pas et la séance a été très orageuse.
Des choses qu'on n'a peut-être jamais vues à la tribune.
Jules Ferry voulait parler, la droite et l'extrême gauche hurlaient pour l'en empêcher lorsque M. Andrieux est arrivé à la tribune nez à nez avec Ferry et l'air si menaçant que Ferry a dû avoir peur.
Mais comme ils étaient là deux, Langlois est venu s'accrocher à la rampe; le président s'est couvert et comme Jules Ferry descendait de la tribune, Andrieux prit d'un petit air crâne son verre d'eau et le vida comme à la santé de la chambre.
Cette gaminerie a produit un effet très drôle et pendant qu'il s'appuyait au fond de la tribune en croisant ses jambes, Langlois gueulait sur le devant mais la chambre gueulait plus fort que lui.
Très amusant tout ça, mais quel spectacle attristant. Ce sont les monarchistes qui sont les plus infâmes.
Le prince Napoléon a publié un manifeste, cet homme a toute ma sympathie, il ne parle pas de droits,.. Et du reste voici et le manifeste et le compte rendu de la séance.
Je pars demain 11
Il y a je ne sais quoi dans l'air de Claire qui m'agace, la pauvre fille a peut-être ses préoccupations, mais je m'attribue toujours tout.
Ces gens sont charmants pour moi mais j'en ai assez.
On m'écrit de Paris que Bastien est si mal qu'on désespère de le sauver.
Oui, et puis je suis très irritable, et il y a toujours une certaine contrainte avec des étrangers; parfois les grandes mains blanches et les cheveux noirs crépus de la maréchale m'agacent... et les gamineries de Louis et la taille trop longue et trop mince de Claire et l'air abruti de Marcel. Le maréchal seul est toujours sympathique et admirable.