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Monday, 23 February 1880
Lundi 23 février 1880
My usual existence seems quite out of joint. There is nothing new, but I feel something disagreeable coming, I know not what.
Mon existence habituelle semble toute détraquée. Il n’y a rien de nouveau mais je sens venir je ne sais quoi de désagréable.
The Karageorgevitches have not come for a long time; the princess is stupid and mad, it is true, but I suspect her of being the author of the anonymous letters full of insults that Maman has been receiving. Why?
Les Karageorgevitch ne viennent plus depuis longtemps, la princesse est bête et folle c’est vrai mais je la soupçonne d’être l’auteur de lettres anonymes remplies d’injures que reçoit maman. Pourquoi ?
Yes, there it is, why??
Oui voilà, pourquoi ??
Madame Tchoumakoff comes to tell us that Berthe is throwing herself into society a great deal, even compromising herself, especially these last few days, with Mmes de Bechevey and Chevrion, two near-cocottes, and with young fellows; suppers, parties, etc. Moreover, this charming young woman speaks ill of us: “she is doing you a great deal of harm.”
Madame Tchoumakoff vient raconter que Berthe se lance beaucoup, se compromet même surtout dans ces derniers jours, avec Mmes de Bechevey et Chevrion, deux quasi cocottes et des petits jeunes gens; soupers, parties, etc. en outre cette charmante jeune femme dit du mal de nous, « elle vous fait beaucoup de tort ».
What harm, I do not know. The Russian colony, with which we have no dealings, takes a great interest in us, and naturally all sorts of things are said at random, stupid, senseless things, as always when people talk a great deal about what they do not know. Doctor Michel, the one who came to treat Maman during grandfather’s illness and the horrors of... the other, told Mme Alexandre Dumas, who is Russian, no doubt some of the scenes we went through. Mme Dumas spoke of it in front of Soutzo, who took our part, saying it was not true and that Doctor Michel had invented everything. And it is quite simple: people who know us well will never believe that such horrors are possible. Yet they were. And no doubt things have been further exaggerated, inflated, embroidered.
Que mal, je n’en sais rien. La colonie russe avec laquelle nous ne sommes pas en relation s’occupe beaucoup de nous et naturellement il se dit des choses à tort et à travers, des choses bêtes, insensées comme toujours lorsqu’on parle beaucoup de ce qu’on ne connaît pas. Le Docteur Michel, celui qui venait soigner maman pendant la maladie de grand-papa et les horreurs de... l’autre, a raconté à Mme Alexandre Dumas qui est russe, quelques unes des scènes sans doute que nous avons subies. Mme Dumas en a parlé devant Soutzo qui a pris notre défense, disant que cela n’est pas vrai et le Docteur Michel avait tout inventé. Et c’est tout simple les gens qui nous connaissent de près ne croiront jamais que ces horreurs soient possibles. Elles l’ont été pourtant. Et sans doute on a encore exagéré, augmenté, arrangé les choses.
Life weighs heavy.
Il fait lourd de vivre.