Diary of Marie Bashkirtseff

Tuesday, 24 / Wednesday, 25 September 1878

Here is a letter from poor Collignon, whom I shall certainly take in if I ever have a home of my own.

Voici une lettre de cette pauvre Collignon que bien certainement je prendrai chez moi si j'ai jamais un chez moi.

22 September 1878

*Le 22 Septembre 1878*

Villa Fortunée, Carabacel

*Villa Fortunée, Carabacel*

Nice
Dear Marie,
I must no longer delay in writing to you, for you will probably have to leave for Russia despite your wish to put off that "disagreeable" journey until the spring, and I do not want you to leave Paris without having conversed with you once more.

*Il ne faut plus que je tarde à vous écrire, car il vous faudra probablement partir pour la Russie malgré votre désir de remettre ce "désagréable" voyage au printemps et je ne veux pas que vous quittiez Paris sans avoir causé une fois encore avec vous.*

I would rather see you than write to you, but since that is impossible I must content myself.

*J'aimerais mieux vous voir que de vous écrire, mais puisque cela est impossible il faut que je me contente.*

Who knows whether you will return so soon! You who hate Russia so, and flee it — perhaps you will be detained and bound there by life and happiness. Places matter for little enough in our existence. One is well where one loves; everywhere else one is ill.

*Qui sait si vous reviendrez de sitôt ! Vous qui haïssez tant la Russie et qui la fuyez, vous y serez peut-être retenue et attachée par la vie et le bonheur. Les endroits ne sont pas pour grand'chose dans notre existence. On est bien où l'on aime, partout ailleurs on est mal.*