Diary of Marie Bashkirtseff

Friday, 20 / Saturday, 21 September 1878

I received compliments and encouragement. Breslau, returned from the sea, has brought back studies of peasant women, fishermen's heads, and so forth. The colour is charming, and poor Amélie, who had consoled herself that Breslau lacked colour, cut a sorry figure. Breslau will be a great painter — a truly great painter; and if you knew how severely I judge, and how I despise the pretensions of the females and their adorations of Robert-Fleury because, it seems, he is handsome, you would understand that I am not in raptures over nothing. Besides, by the hour at which you read me, the prophecy will have been fulfilled. I must force myself to draw from memory — otherwise I shall never learn to compose. Breslau is always making sketches, quick studies, a host of things. She had already been working two years before entering the atelier, where she has now been for two years and more. She entered around June 1876, at the time when I was wasting myself in Russia... What wretchedness!

J'ai eu des compliments et des encouragements. Breslau qui est revenue de la mer a rapporté des études de bonnes femmes, de têtes de pécheur, etc. C'est d'une charmante couleur et la pauvre Amélie qui se consolait que Breslau n'avait pas la couleur, a fait une triste figure. Breslau sera un grand peintre, un vrai grand peintre; et si vous saviez comme je juge sévèrement et comme je méprise les prétentions des femelles et leurs adorations pour Robert-Fleury parce que paraît-il, il est beau, vous comprendriez que je ne m'extasie pas pour rien, d'ailleurs à l'heure où vous me lirez la prédiction sera accomplie. Il faut me forcer à dessiner par cœur, autrement je ne saurai jamais composer. Breslau fait toujours des croquis, des pochades, un tas de choses. Elle faisait déjà deux ans avant de venir à l'atelier où elle est depuis deux ans et plus. Elle y est entrée vers le mois de juin 1876 à l'époque où je me gaspillais en Russie... Misère !!

I woke in tears, my pillow soaked. I had dreamt that Paul de Cassagnac came to assure me he was not married, and that he had cut half his moustache, which I carefully folded in paper with the intention of going to consult a clairvoyant. Whereupon Mme de Daillens arrived and disputed this moustache with me; we grappled with each other at a doorway; I threw my packet into a dark corridor, and Mme de Daillens vanished. Then, instead of a clairvoyant, I found Grand-papa and Grand-maman, and all three of us embraced, and wept, and wept, and wept. Finally I encountered Walitsky in the act of consulting an ancient pullarius1 who sat before a sack of grain.

Je me suis réveillée en larmes et l'oreiller en était trempé. J'ai rêvé que Paul de Cassagnac était venu m'assurer qu'il n'était pas marié et qu'il avait coupé la moitié de sa moustache que j'ai soigneusement pliée dans un papier, avec l'intention d'aller consulter une somnambule. Là-dessus arrive Mme de Daillens et elle me dispute cette moustache, nous nous empoignons auprès d'une porte, je jette mon paquet dans un corridor noir et Mme de Daillens disparaît. Alors au lieu d'une somnambule je trouve grand-papa et grand-maman et tous les trois nous nous embrassons, nous pleurons, pleurons, pleurons; enfin je rencontre Walitsky en train de consulter un pullaire antique qui était assis devant un sac de grain.

Poor Cassagnac — on waking I learn the misfortune that has befallen him. M. Clément Laurier has just died suddenly, and supposing he had not quite settled his accounts... that can happen, can it not; he was still young, and then so rich, one trusted him, one may have deferred — I confess I should be delighted. Popaul would have only what his cowardice deserves.

Pauvre Cassagnac, en me réveillant j'apprends le malheur qui lui arrive. M. Clément Laurier vient de mourir subitement et en supposant qu'il n'ait pas tout à fait réglé ses comptes... cela peut arriver n'est-ce pas; il était jeune encore et puis si riche, on avait confiance, on a pu différer, j'avoue que j'en serais ravie. Popaul n'aurait que ce que sa lâcheté mérite.

We went to the Russian Concert, held, like all such concerts, in the festival hall of the Trocadéro. The final chorus of A Life for the Tsar1 is devilishly noisy if one does not know what it is about, yet gripping for all that — I barely restrained myself from weeping.

Nous sommes allés au Concert Russe, qui comme tous ces concerts-là se donne dans la salle des fêtes du Trocadéro. Le chœur final de *la Vie pour le Czar* est diablement tapageur, si on ne comprend pas de quoi il s'agit, mais toutefois empoignant, je me suis avec peine retenue de pleurer.

The republican hall leaves much to be desired with its R.F. monograms: ramollissement fatal (fatal softening), régime forcé (forced regime), rage funeste (dire fury), rengaine funèbre (funereal refrain), réforme funambulesque (tightrope-walking reform), and so forth.

La salle républicaine laisse bien à désirer avec ces R.F., ramollissement fatal, régime forcé, rage funeste, rengaine funèbre, réforme funambulesque etc. etc.

Florence writes to me — it seems I promised to come; perhaps I shall go.

Florence m'écrit, il paraît que j'ai promis de venir, peut-être irai-je.

Notes

Pullarius (Latin): a Roman augur who read omens from the feeding behaviour of sacred chickens. Marie was reading Livy's Roman histories at this time.
A Life for the Tsar (1836): Mikhail Glinka's opera, the founding work of Russian nationalist music. The finale's famous choral hymn was a touchstone of Russian patriotism.