Diary of Marie Bashkirtseff

I am beginning to believe that no one will ever have the patience to read this manuscript. This morning I bought the photograph of Paul de Cassagnac — he is seated, composed, like the statue of the Republic in M. de Marcère's speech. I have placed it on the mantelpiece beside Gambetta, and I must admit that he disturbs me more than Gambetta does.

Je commence à croire qu'on n'aura jamais la patience de lire ce manuscrit. Ce matin j'ai acheté la photographie de Paul de Cassagnac, il y est assis et reposé comme la statue de la République dans le discours de M. de Marcère. Je l'ai placé sur la cheminée à côté de Gambetta et je dois avouer qu'il me trouble plus que Gambetta.

Moved to reread my Memoirs, I read a few pages concerning the Deceased1 — I could not continue, disgusted a little... with everything. Do not think me idiotic enough to devour this photograph with my eyes; I have barely glanced at it, and I see it in passing through my salon, no more than I see Gambetta.

Poussée à relire mes Mémoires, j'ai relu quelques pages qui ont trait au Défunt, je n'ai pu continuer dégoûtée un peu... de tout. Il ne faut pas me croire idiote au point de dévorer cette photographie des yeux, je l'ai à peine regardée et je la vois en passant dans mon salon, autant que Gambetta.

But a single instant was enough to see that my fears about his corpulence are exaggerated, and that it was not only his character that charmed me. I had the sensation that he was about to speak, and I blushed. That enormous, beautiful, insolent, composed face had the privilege of commanding my respect — I felt a certain emotion every time he opened his mouth... If it were permitted, I should be mad about him.

Mais il m'a suffi d'un instant pour voir que mes craintes quand à sa graisse sont exagérées et qu'il n'y a pas que son moral qui me charmait. Il m'a semblé qu'il allait parler et j'ai rougi. Cette figure énorme, belle, insolente, tranquille, avait le privilège de me tenir en respect et j'éprouvais une certaine émotion chaque fois qu'il ouvrait la bouche... Si c'était permis j'en serais folle.

I have a silver tea service always in my salon, and a spirit lamp, so that I need call on no one. A Russian embroidered napkin, a silver tray. A small bell... A Japanese vase for brushes. Any quantity of books, pamphlets, prints, photographs of every kind. I buy trifles here and there, but all antique or well-made modern pieces — so you will find not a single ordinary young girl's knick-knack. On the mantelpiece, a terracotta figure and my plaster écorché,1 which has the air of blessing the room.

J'ai [un] service à thé en argent toujours dans mon salon et une lampe à alcool de sorte que je n'ai besoin d'appeler personne. Une serviette en broderie russe, un plateau d'argent. Une sonnette... Un vase japonais, pour les pinceaux. Une quantité de toutes sortes de livres, brochures, gravures, photographies. J'achète peu à peu des riens mais tous anciens ou bons modernes, de sorte que vous ne trouverez aucun bibelot ordinaire de jeune fille. Sur la cheminée une terre cuite et mon écorché de plâtre qui a l'air de bénir la chambre.

Notes

"The Deceased" (le Défunt) is Marie's sardonic code-name for Paul de Cassagnac — dead to her romantic hopes since his marriage.
An écorché (literally, "flayed one") is an anatomical study figure showing the musculature beneath the skin, standard equipment for art students learning figure drawing.