Diary of Marie Bashkirtseff

Dr. Tomachewsky, who is the physician of the Petersburg Opera, must know something — moreover his opinions agree with those of Fauvel and others; and I myself know that the Soden waters, by their chemical composition, have almost no bearing on my malady. Yesterday at six in the morning my aunt and I, accompanied by Dr. Tomachewsky, went to Ems to consult the doctors there.

Le Dr Tomachewsky qui est le médecin de l'Opéra de Pétersbourg doit savoir quelque chose, en outre ses avis sont d'accord avec ceux de Fauvel et d'autres et puis moi-même je sais que les eaux de Soden, par leur composition chimique n'ont presque pas de rapport avec ma maladie. Hier à six heures du matin ma tante et moi accompagnées et du Dr. Tomachewsky nous allons à Ems pour consulter les médecins de là-bas.

The Empress Eugénie is at Ems — poor woman.1 I detest Soden: being tedious it is useless to me, harmful even, since it is a waste of time.

L'Impératrice Eugénie est à Ems, pauvre femme. Je déteste Soden parce qu'ennuyeux il m'est inutile, nuisible même, puisque c'est une perte de temps.

Napoleon (the real one) made ruins of the fortresses one sees right and left on the heights. This might give rise to paradoxes about the Germans with their useful fortresses and the French with their beautiful ruins.

Napoléon (le vrai) a fait des ruines des forteresse que l'on voit à droite et à gauche sur les hauteurs. Cela peut donner lieu à des paradoxes sur les Allemands avec leurs utiles forteresses et les Français avec leurs belles ruines.

[Letter from Multedo, 22 July.] Mademoiselle, Your severity toward me is driving me mad. Please excuse the acrimony of my last letter — in writing it I was furious at the cruel needle-thrusts you had dealt me in yours, and I acted like a wounded boar launching a blind tusk-blow. Forgive me! I shall cry out no more. Henceforth make me suffer, torture me, push me aside with your foot — and if you grant me this favour, I shall prostrate myself before you. A. MULTEDO.

[Lettre de Multedo du 22 juillet] Mademoiselle, Vos rigueurs à mon endroit me rendent fou. Veuillez donc excuser l'aigreur de ma dernière lettre ; en l'écrivant j'étais furieux des coups cruels d'aiguille que vous m'aviez porté dans la vôtre, et j'ai agi comme un sanglier blessé qui lance aveuglément un coup de boutoir. Pardon ! Je ne crierai plus. Désormais faites-moi souffrir, torturez-moi, repoussez-moi du pied et, si vous m'accordez cette faveur, je me prosternerai devant vous. A. MULTEDO

[Written across the page: I shall not critique the letter — there would be too much to say. The amiable man, the troubadour, wishes to be tragic. He does not succeed. The passionate phrases are followed by a respectful homage etc. — which produces a nearly comic effect.]

[En travers: Je ne fais pas la critique de la lettre, il y aurait trop à dire. L'homme aimable, le troubadour veut être tragique. Il n'y parvient pas. Aux phrases passionnées succède un hommage respectueux etc. - qui est d'un effet presque comique.]

Notes

Empress Eugénie (1826-1920), widow of Napoleon III, lived in exile after the fall of the Second Empire in 1870.