Sunday, 20 May 1877
We were all supposed to go to Monaco to see a performance by the celebrated Captain Boyton,16 but we missed the two o'clock train; after that I no longer wanted to go, and as it was raining I stayed with Grand-papa.# Dimanche 20 mai 1877
Dans notre vie si monotone tout est grave, ce soir les chiens se sont battus, le pauvre petit Pincio dit Pintchik a été mordu et roulé. Je suis accourue et j'ai trouvé les combattants en fureur et toutes nos petites filles pleurant autour, Walitsky n'osant intervenir. Enfin Lise a saisi par la queue le petit blanc qu'on s'est mis à soigner, mais la pauvre enfant en eut une presque crise nerveuse et ne faisait que répéter : On l'a tué, on l'a tué !
Ah ! j'ai reçu une lettre bien aimable du commandeur de Marcuard ! Il me dit que ce qui concerne la jeune personne qui joue de la harpe, il faut en parler à Alexandre qui est à Pesth si habitué aux Hongroises et au genre magyar qu'il n'est pas question de retour.
Je ne sais à quoi cela tient mais je suis contre toute attente tranquille à l'endroit du voyageur. S'il meurt j'en suis ravie. S'il est amoureux cela se passera, rien ne dure chez lui et il change trois fois par jour, quelquefois plus. S'il se marie... il y a moyen de le prendre à sa femme. En un mot on se retrouvera toujours. L'essentiel c'est de nous trouver une place au premier rang, le reste est facile, d'autant plus qu'il ne m'aime pas, je n'ai donc rien à perdre et rien à craindre.
J'en parle, on en rit, je blague et c'est tout, le reste est tellement enfoui on ne sait où, que je ne retrouve plus rien, ou presque rien.