Friday, 28 August 1874
I joke about Doria as much as the others, and my aunt says: "When will this Doria pay attention!" Then Maman: "Yes, indeed, Doria is in love with Marguerite -- how can he pay attention to anyone else." My aunt: "Marguerite is a married woman." How I laugh! I have received from Jeanne a charming and frank letter. How time flies -- it has been a week since I spoke to the count, except for hello and goodbye. I looked in The Key of Dreams, third word on the right on opening the book, to know what to think of Merjeewsky: Deep and unalterable attachment. It is charming. Again yesterday I put under my pillow His Grace etc.1 and I dreamed he must arrive. Basilevitch takes coffee at our house. Basilewsky introduced us yesterday to the Duke of Beaufort, an old worn-out man, and told Basilevitch he had introduced us to Doria. All afternoon we stay at home. The count comes, then Basilewsky, who amuses himself teaching Bagatelle to jump over his cane. Towards five, Mme Voyeikoff comes -- her first visit, with her children. We all go to dine at the Plage, but I eat nothing. I must be ill; I am weak and sometimes feel faint. In the reading room for a while; on leaving we meet the Fosters, who invite us to visit Bruges tomorrow. I dress Maman in red; myself in white, silver hat -- not bad. We sit by the door with the marquise and Countess Merjeewsky; it is stupid, we look like coat racks. Doenhoff comes; he leaves tomorrow, but what is postponed is not lost, he said. He thinks one could have Maman as... [unclear text]; then Leiser, Count Domino Barkowsky, then they introduce a Portuguese minister, then Merjeewsky. The little one invites me to waltz: "I am not dancing this evening, Monsieur." "That is a great pity; a great pity." No doubt in order to tell me something. I am stupid to have told everyone everything; since then they have taken away my peace. Now I do not treat him well enough, now I am not amiable enough, etc., etc. They meddle in everything. That's what I get for not chasing Merjeewsky. Sometimes I rage! But I declared to them that it is my affair, that I was too good to tell them, and that in this no one should meddle. I put on my blue mantle to go out; everyone found it pretty, the little one too. "Very pretty shawl." "I had it at Spa too" -- and our eyes met. This little creature is malicious. A few minutes before our departure he introduced Plobster to Basilevitch, who, quite delighted, led him away into the room. "She has wanted it for so long," said the marquise. "Yes, she wanted it so, so much," said Countess Merjeewsky. Then the count comes near her and says: "At last Mme Basilevitch's wish is fulfilled." It is funny -- I am not angry. This little one deliberately introduced him only to Basilevitch.Je plaisante de Doria autant que les autres et ma tante dit: — *Quand donc ce Doria prêtera-t-il attention !* Alors maman : — *Oui en effet Doria est amoureux de Marguerite, et peut-il prêter attention à n'importe qui*. Ma tante: — *Marguerite est une femme mariée*. Comme je ris ! J'ai reçu de Jeanne une lettre charmante et franche. Comme le temps vole, voilà une semaine que je ne parle pas au comte, excepté bonjour et adieu. J'ai regardé dans La clef des songes, troisième mot à droite en ouvrant le livre pour savoir quoi penser de Merjeewsky - Attachement profond et inaltérable.- C'est charmant. Hier encore j'ai mis sous l'oreiller His Grace etc. et j'ai rêvé qu'il doit arriver. Basilévitch prend le café chez nous. Basilewsky nous a présenté hier le duc de Beaufort, un vieux craqué, et a dit à Basilévitch qu'il nous a présenté Doria. Toute l'après-midi on reste chez soi. Vient le comte, puis Basilewsky qui s'amuse à apprendre à Bagatelle de sauter pardessus sa canne. Vers cinq heures vient Mme Voyeïkoff, sa première visite avec ses enfants. Nous allons dîner tous à la plage, mais je ne mange rien. Je dois être malade, je suis faible et me trouve mal quelquefois. Au salon de lecture pour quelque temps, en sortant nous rencontrons les Foster qui nous engagent d'aller demain visiter Bruges. J'habille maman en rouge, moi en (blanc et argent chapeau, pas mal). Nous nous asseyons à la porte avec la marquise et la comtesse Merjeewsky, c'est bête on a l'air de porte-manteaux, vient Doenhoff, il part demain, mais ce qui est remis n'est pas perdu, a-t-il dit, il pense qu'on peut avoir maman comme asi évite, puis Leiser, le comte Domino Barkowsky, puis on présente un ministre du Portugal, puis Merjeewsky. Ce petit m'invite pour une valse: — Je ne danse pas ce soir, Monsieur. — C'est grand dommage; grand dommage. C'est sans doute pour me dire. Je suis stupide d'avoir tout raconté à tous, depuis ce temps on m'a ôté mon repos. Tantôt je ne le traite pas bien, tantôt je ne suis pas assez aimable etc. etc. On se mêle dans tout. *Voilà si je ne chassais* Merjeewsky. Quelquefois je rage ! Mais je leur ai déclaré que c'est mon affaire, que j'étais trop bonne de dire et que dans cela personne ne doit se mêler. J'ai mis mon manteau bleu pour sortir, tout le monde l'a trouvé joli, le petit aussi. — "Très jolie mantille". — Je l'avais encore à Spa - et nos yeux se rencontrèrent. Ce petit être est méchant. Quelques minutes avant notre départ il a présenté Plobster à Basilévitch qui toute enchantée l'emmena dans la salle. — Il y a si longtemps qu'elle le désirait - dit la marquise. — Oui, elle le désirait tant, tant - dit la comtesse Merjeewsky. Quand le comte vient près d'elle et dit: — Voilà enfin le désir de Mme Basilévitch accompli. C'est drôle je ne suis pas fâchée. Ce petit exprès ne l'a présenté qu'à Basilévitch