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Sunday, 17 August 1873
Dimanche 17 août 1873
It was still half-dark when they woke me — “Munich!” My aunt wanted, I believe, to stay a few hours, but I was sleeping. I wanted to read, but the carriages shake so terribly it is almost impossible. I begged my aunt to go to Baden; she would not. I wanted to change into another dress, for in my travelling one I would cut a dreadful figure — which makes me furious.
Il faisait encore demi-nuit lorsqu’on me réveilla « Munich ! » Ma tante voulait, je crois, y rester quelques heures, mais je dormais. Je voulais lire, mais les voitures secouent tellement que c’est presque impossible. Je priais la tante d’aller à Bade, elle ne voulait pas. Je voulais prendre une robe, car avec celle du voyage je ferais une figure abominable, ce qui me rend atroce.
But it happened that we are at Oos and the dress has not been fetched. Seeing that my aunt takes no action, I resigned myself, furious, and I sat in a corner, my eyes fixed upon a button of the armchair opposite, my lips slightly pouting. Then Paul ran to ask if the dress could still be fetched, but it was naturally too late. My aunt said:
Mais il arriva que nous sommes à Oos et que la robe n’est pas prise. Voyant que ma tante ne fait aucune démarche, je me suis résignée, furieuse et je restais dans un coin, les yeux fixés sur un bouton du fauteuil vis-à-vis, les lèvres boudeuses légèrement. Alors Paul courut demander si on peut prendre la robe, mais c’était naturellement trop tard. Ma tante dit:
“Let us go.”
— Allons.
“Where?”
— Où donc ?
“To Baden.”
— A Bade.
“I cannot go without a dress.”
— Je ne puis pas aller sans robe.
“But we could take a walk there.”
— Mais nous pouvons y faire une promenade.
“No, I do not want to.”
— Non je ne veux pas.
Then my aunt, distressed on my account, began to scold — that I do not know myself what I want, etc. etc. etc. For two stations I sat with my face to the wall, weeping bitterly — very bitterly. I am truly, extremely grieved. Especially when, at the moment we leave Oos, Paul and Dina began calling out what they could see: Mercury, the Old Castle, etc. I saw nothing; I did not want to see anything; I was miserable! And even now as I write (Monday, in Paris), my heart constricts — which is proof of a great sorrow; generally my sorrows are momentary. At the third station, I turned around. The rest of the day passes ordinarily, the whole journey.
Alors ma tante chagrinée pour moi s’est mise à gronder, que je ne sais pas moi-même ce que je veux etc. etc. etc. Deux stations, je restais la figure contre le mur à pleurer amèrement, mais très amèrement. Je suis vraiment extrêmement chagrinée. Surtout quand, au moment où nous quittons Oos, Paul et Dina se mirent à dire à haute voix ce qu’ils voyaient: Mercure, Vieux Château etc. Je ne voyais rien, je ne voulais rien voir, j’étais malheureuse ! Et même maintenant, lorsque j’écris (lundi, à Paris) mon cœur se serre, ce qui est preuve d’un grand chagrin, généralement les chagrins sont momentanés chez moi. A la troisième station, je me retournais. Le reste de la journée se passe ordinairement, tout le voyage.
I forget — in the evening at the frontier we got out to see if there was anything to eat. I cannot bear meats that have been five minutes in a railway carriage... They found some ham and champagne. Paul brought the provisions into the carriage and we had supper. We made merry; I laughed the whole time and my aunt was cross. Then, to crown all the follies, I smoked a cigarette; when I had finished, my aunt imperiously snatched it from my hands and threw it out the window. I paid no attention. I love folly; I love revelry. And when I throw myself into it, I go to the very end.
J’oublie, le soir à la frontière nous descendîmes voir s’il y a quelque chose à manger. Je ne puis pas supporter des viandes qui étaient cinq minutes en wagon... On trouva du jambon et du champagne. Paul apporta les provisions dans la voiture et nous avons soupé. Nous avons fait la noce, j’ai ri tout le temps et la tante se fâchait. Puis pour couronner les bêtises j’ai fumé une cigarette, quand j’étais au bout, ma tante l’arracha impérieusement des mains et la jeta par la fenêtre. Je n’y fis pas attention. J’aime les folies, les ripailles. Et quand je m’y mets, je vais jusqu’au bout.
written across the page
I must also confess what I mean by revelry — pleasures more than innocent.
en travers Aussi il faut avouer ce que j’entends par ripailles, des plaisirs plus qu’innocents.