Deník Marie Bashkirtseff

# Mardi 11 novembre 1873

Moje první snídaně je velkým potěšením a každý den se na ni těším s radostí. Dnes však Lemp přichází o deset minut dříve a neměla jsem čas nasnídatse. Když pak přicházím, všechno je už uklizené a stěží jsem si vymohla alespoň mizerný čaj

Mon premier breakfast est un grand plaisir et tous les jours je l'attends avec plaisir. Mais aujourd'hui Lemp vient dix minutes plus tôt et je n'eus pas le temps de déjeuner. Après je viens, tout est arrangé et c'est avec peine que j'obtins du mauvais thé, de la crème cuite et du pain doux (j'adore le salé). Ça me gâte mon humeur.

Vycházíme s Hitchcockovou pěšky (hnědé šaty, černý klobouk, dobré), je mi s ní pohodlně, nebo se to tak alespoň začíná. Venku fouká strašný vítr. Jdu koupit kružítko, abych mohla začít s metrickou soustavou, pak chodíme dál a dál a nohy jsou mi unavené, chodidla pálí a jsou oteklá1. Chtěla bych kočár, ale tito dvojnožci ho ještě drží.

Nous sortons avec Hitchcock à pied (robe brune, chapeau noir, bien) je suis confortable avec elle, ou je commence à l'être. Il fait un vent affreux. Je vais acheter une boîte de compas pour commencer le système métrique, puis nous marchons encore et encore et mes pieds sont fatigués, the soles are burning and enflés. Je voudrais la voiture, mais ces bipèdes la tiennent encore.

Paní Prodgersová prochází pěšky a rychle nás předbíhá. Ale jaká póza, jaká chůze. Hodně napodobuje Gioiu, ale nikdo kromě mě to neuhodne, natolik je to karikatura. Jak ubohá je Nice. Óch! kdy už odjedeme!

Mme Prodgers passe à pied et nous devance vite. Mais quelle tournure, quelle démarche. Elle copie beaucoup Gioia mais personne excepté moi ne le devinera tant c'est caricature. Que Nice est misérable. Oh ! quand donc nous partirons !

Nejsou tu ani citronové kůry; jsou tu jen staré fíky, ne! vyschlé olivy. Konečně nasedáme do kočáru, beru si u Cambacérèse „Chemii" od Troosta a knihu německého čtení. Promeškali jsme vycházení z lycea.

Il n'y a même pas d'écorces de citron; il n'y a que des vieilles figues, non ! des olives desséchées. Enfin nous montons en voiture, je prends chez Cambacérès "La chimie" de Troost et un livre de lecture allemande. Nous manquons la sortie du lycée. J'avais l'honnête intention de travailler de quatre à six heures, mais les démons m'ont séduite et je me promène jusqu'au dîner. De plus nous allons, moi, Dina et Bête (Hitchcock est allée voir des amies) au marché de fruits Sainte-Réparate, Saïd nous suit. Je crie: "Qui a des concombres ! Donnez je les prends tous." Nous avons trouvé seulement six. Puis je vais aux fruits, j'achète quelques saletés, (quelle différence avec le London House). Je bouffonne avec les marchandes, je laisse tomber un franc cinquante que j'abandonne et en triomphe nous nous retrouvons à la voiture. Le petit porte derrière nous, les merveilles de Sainte-Réparate. Il fait sombre, nous rentrons, Tormosoff est chez nous, il dîne.

Nemohu si připravit lekce, nutí mě psát nevím co pro záležitost v Aix, která se koná pozítří. Georges je tu od soboty.

Je ne puis pas préparer mes leçons, on me fait écrire des je ne sais pas quoi pour l'affaire à Aix qui a lieu après-demain. Georges est là depuis samedi.

Ve světle je jeho portrét úžasný. Dívala jsem se na něj dnes ráno. Slečna Hitchcocková za mnou přichází, vrátila se, velmi dobrá a milá, přichází mě obejmout.

A la lumière son portrait est frappant. Je l'ai regardé ce matin. Miss Hitchcock vient me trouver, elle est revenue, très bonne et gentille, elle vient m'embrasser.

Poznámky

Pozn. překl.: V originále anglicky: „the soles are burning and enflés"