Deník Marie Bashkirtseff

# Lundi 3 novembre 1873

Pijeme dnes ráno poprvé čaj se slečnou Hitchcockovou, je docela milá a já si na ni začínám zvykat. Obnovila jsem obvyklý běh lekcí; mámina nemoc a příjezd Hitchcockové je trochu přerušily. Je hrozné počasí! Déšť! Dostávám dopisy, jeden od Heleny, druhý od Lízy. Jsou v Paříži a přijíždějí do Nice dnes nebo zítra. Já, Paul, Hitchcocková jdeme jim naproti ve tři hodiny (nepromokavý plášť1, černý klobouk, dobře). - Vlak přijíždí, dívám se na tváře ve vozech, ale nikdo. Byla jsem si téměř jistá, že dnes nepřijedou. Vracíme se, procházka je nepříjemná při takovém dešti, co mě teď trápí, je Paul, nedělá nic, tráví čas u Khalkionoffa, přebírá všechny jeho způsoby. Ten chlapec mě vyvádí z míry! Nemohu pochopit, že chlap čtrnácti let nechápe, že musí pracovat.

Nous prîmes le thé ce matin pour la première fois avec Miss Hitchcock, elle est assez gentille et je commence à m'habituer à elle. J'ai repris le cours habituel des leçons; la maladie de maman et l'arrivée de Hitchcock avaient un peu interrompus. Il fait un temps affreux ! Une pluie ! Je reçois des lettres, l'une d'Hélène, l'autre de Lise. Ils sont à Paris et arrivent à Nice aujourd'hui ou demain. Moi, Paul, Hitchcock allons à leur rencontre à trois heures (waterproof, chapeau noir, bien). -Le train arrive, je regarde les faces dans les voitures, mais personne. J'étais presque sûre qu'ils n'arriveront pas aujourd'hui. Nous rentrons, la promenade est désagréable par une pluie semblable, ce qui me chagrine en ce moment c'est Paul il ne fait rien, passe son temps chez Khalkionoff prend toutes ses manières. Il me met hors de moi ce garçon ! Je ne conçois pas qu'un gaillard de quatorze ans ne comprenne pas qu'il doit travailler.

Usmířily jsme se s dědečkem; vstupoval do salonu, já jsem byla u klavíru. Pozdravila jsem ho polibkem. V jádru jsem dobrá, ať se říká cokoliv. Collignonová doprovází Howardovy na nádraží se svým bratrem a možná přijede do Nice. Ta verbež! Doufám, že nepřijede. Bude to velké neštěstí, omámí toho ubohého starce, který zanechá devět dětí bez ničeho.

Nous fîmes la *Paix* avec papa; il entrait au salon, j'étais au piano. Je lui dis bonjour en l'embrassant. Je suis bonne au fond quoique l'on dise. La Collignon menthe Howards à la gare avec son frère, et viendra peut-être à Nice. Cette canaille ! J'espère qu'elle ne viendra pas. Ce sera très malheureux, elle étourdira le pauvre vieillard qui laissera neuf enfants sans rien.

Kéž nás Bůh od toho uchová.

Que Dieu nous en préserve.

Měla jsem svou první lekci s Hitchcockovou, nejde to špatně.

J'ai pris ma première leçon avec Hitchcock, ça ne va pas mal.

Máma je lépe, ale Paul činí nešťastnou ji i mě.

Maman va mieux, mais Paul la rend malheureuse ainsi que moi. Mon Dieu daignez lui inspirer un peu de sagesse.

Utopí se ve špatné společnosti.

Il sera noyé dans la mauvaise société.

Dnes v noci jsem spala na zemi. Už jsem usnula, když mi připadalo, že záclona se záchytem spadne, zdálo se mi, že slyším prasknutí. Bez dalšího přemýšlení vezmu matraci, polštář, položím to všechno na koberec a pokračuji v klidném spánku. Ráno jsem neměla odvahu vstát, otevřu oči, chci vstát, vystrčím ruku, ale je tak chladno a postel je tak teplá, a tak dále. Vstala jsem s trhnutím za deset minut osm, v osm hodin jsem měla lekci.

Cette nuit, j'ai dormi par terre. J'étais déjà endormie lorsqu'il me sembla que le rideau avec la garniture allait tomber, j'ai cru entendre un craquement. Sans plus penser je prends le matelas, le coussin, je pose tout cela sur le tapis et continue à dormir avec douceur. Le matin je n'eus pas le courage de me lever, j'ouvre les yeux, je veux me lever, je sors une main, mais il fait si froid et le lit est si chaud, et ainsi de suite. Je me levais en sursaut à huit heures moins dix minutes, à huit heures j'ai pris une leçon. J'aime tant mon lit le soir et le matin.

Poznámky

Pozn. překl.: V originále anglicky: „waterproof"