Deník Marie Bashkirtseff

Lundi 8 septembre 1873

Přišel profesor aritmetiky a kosmografie. Zatímco jsme s ním mluvily, Paul přinesl klobouk z Paříže; máma ho nechce

Le professeur d'arithmétique et de cosmographie est venu. Pendant que nous parlions avec lui, Paul apporte le chapeau de Paris, maman, ne voulant pas payer avant de voir, descend et, en ouvrant la boîte, on oublie le professeur. A neuf heures du soir nous recevons une lettre de ce professeur où il dit qu'il a été mal reçu etc. ce qui est la pure vérité. J'en suis bien fâchée vraiment. Je ne suis pas sortie, j'ai écrit à Mantel, je lui commande mon idéal de chapeau.

Ach, Bože, Matko Boží, učiňte, abych tentokrát dostala, po čem tak dlouho toužím! Walitský složil obludné verše a chce je poslat bratru Makaroffovi, který zůstává v Nice. Chtějí ho odtud vystrnadit tím, že mu jakoby náhodou dají přečíst udání na tajnou policii od Chalchonovové, jelikož ten je jejím členem. To udání je vytvořeno jako karikatura s tisíci absurditami Walitským.

Oh ! mon Dieu, Mère de Dieu, faites que cette fois j'aie ce que je désire tant et depuis si longtemps ! Walitsky a composé des vers monstrueux et veut les envoyer à Makaroff frère qui reste à Nice. On veut l'en faire partir en lui faisant comme par hasard lire une dénonciation à la police secrète de la part de Khalkionoff, comme ce dernier en est un membre. Cette dénociation est faite en caricature avec mille absurdités par Walitsky.

Tvrdí se, že je Zibine do mě zamilovaný. To je směšné — do čtrnáctileté dívky. Ale je přesvědčen, že mi je sedmnáct, ta stará krysa. Četla jsem „Le Derby" a řekla mámě, že proběhly dva dny dostihů v Bádenu. V Nice budou taky, a Hamilton pojede, říká. Ta hloupá kněžna mi říká vévodkyně — nemůžu se ubránit úsměvu. Psala jsem a ona mi říkala Generálová, (Z.) Gricja, Vévodkyně — celou dobu jsem byla vážná, ale u Vévodkyně jsem se usmála. Ach! Když pomyslím, že přijede — bere mi to dech! Závodí s koňmi ve Vídni. Se mnou by byl šťastný; miluji to, co miluje on, neudělala bych z něj usedlého manžela

On prétend que Zibine est amoureux de moi. C'est ridicule, une fille de quatorze ans. Mais il est persuadé que j'en ai dix-sept, le vieux rat. Je lisais mon "Derby" et j'ai dit à maman que deux jours de courses à Bade sont passées. A Nice il y aura aussi, et Hamilton courra dit-elle. La bête princesse me nomme duchesse, je ne puis m'empêcher de sourire. J'écrivais et elle m appelait Générale, (Z.) *Gritsia*, Duchesse, j'étais tout le temps sérieuse, mais à Duchesse, j'ai souri. Ah ! quand je pense qu'il viendra *ça me coupe le souffle* ! Il fait courir à Vienne. Il serait heureux avec moi, j'aime ce qu'il aime, je ne ferais pas de lui un homme marié, il vivrait comme il veut, irait où il veut. Je ne demanderais qu'une chose, c'est qu'il m'aime. Il vivrait comme maintenant, le mariage ne changerait rien, puisque I am fond of that mode of living. Nous irions dans le monde aussi. Ah ! faisons ces rêves de bonheur ! Mon Dieu si ça se pouvait !!!!!!!

Poznámky

Pozn. překl.: V originále anglicky: I am fond of that mode of living (ten způsob života se mi líbí).