Deník Marie Bashkirtseff

Samedi 2 aout 1873

Vykoupala jsem se, oblékla a vyšly jsme (režné šaty). Dina je od příjezdu do Vídně nesnesitelná, s dětskými způsoby, s živostí, neklidem, oživením, s drobnými ženskými manýrami, s pozicemi, sebeuspokojením. Když je při všech těchto fraškách člověk hezký, ujde to, ale když je ošklivý, je to nesnesitelné. Hrozně mě dráždí.

Apres avoir pris un bain, je me suis habillee et nous sortimes (robe ecrue). Dina depuis l'arrivee a Vienne est insupportable, avec des airs d'enfant, de vivacite, *d'agitation,* d'animation, des petites manieres *feminines,* des poses, contentement de soi-meme. Quand avec toutes ces farces on est joli, cela passe mais si l'on est laid, c'est insupportable. Elle m'agace horriblement.

Udělaly jsme okružní jízdu po městě, pak zase do hotelu, protože jsem si musela vyměnit šaty, je příliš chladno. Tu svěžest mám velmi ráda, ale potřebuji šaty, ty z Nice nestojí za nic. Při vstupu do Práterské aleje nám řekli, že má projet šáh, ale nadarmo jsme vyhlížely. Na Výstavě (šedé vlněné šaty) jsem příšerně učesaná, včera jsem si myla hlavu a dnes vlasy nedrží. Jsem špatně naladěná kvůli šatům i účesu, a k tomu mě šedé nebe činí smutnou. Botky mě tlačí, jsem unavená. Skoro jsem nic neviděla. Prošly jsme Anglii, Ameriku a část Francie, Lyon. Šaty jsou nebeské, klobouky, punčochy a střevíce také. Tak se budu oblékat. To všechno je to, co chci pro sebe, pro budoucnost. Jsem naprosto uchvácená, jak umění dokáže učinit obdivuhodným i hadříky.

Nous fimes un tour en ville, puis encore a l'hotel, parce que je devais changer de robe, il fait trop frais. J'aime beaucoup cette fraicheur, mais il faut des robes, celles de Nice ne valent pas le diable. En entrant dans l'allee du Prater on nous dit que le Shah doit passer, mais nous regardames en vain. A l'Exposition (robe grise drap) je suis tres mal coiffee, hier j'ai lave la tete et les cheveux aujourd'hui ne veulent pas tenir. Je suis de mauvaise humeur a cause de ma toilette et de la coiffure, et encore le ciel gris me rend triste. Mes bottines me genent, je suis fatiguee. Je n'ai presque rien vu. Nous avons passe l'Angleterre, l'Amerique et une partie de la France, Lyon. Les toilettes sont celestes, les chapeaux, les bas et les chaussures aussi. C'est comme je m'habillerai. Tout cela est ce que je veux pour moi, pour plus tard. Je suis tout a fait ravie, comme l'art peut rendre admirable meme les chiffons.

Francouze na povrchu zemském trpím jedině kvůli jejich hadříkům

Je ne souffre les Francais sur la surface du globe que pour leurs chiffons. Pour cela, ils sont les premiers au monde. Je ne dirai pas ce qui m'a plu le plus, ce serait trop long. Je dois absolument avoir tout ce qu'il y a de mieux pour la toilette. J'adore la toilette parce qu'elle me rend jolie, en me rendant jolie, je plais a celui que j'aime, et s'il m'aime, je suis heureuse ! Et si je suis heureuse, c'est le paradis. Donc la toilette donne le paradis sur la terre. Je dois etre riche, autrement cela ne vaut pas la peine de vivre.

Zítra dostihy.

Demain les courses.