Deník Marie Bashkirtseff

Samedi 14 juin 1873

Sotva jsem dosnídala, když přibíhá pan Patton s naléhavou zprávou, že vila vedle něj je na prodej — vlastník je soudně stíhán

J'ai à peine déjeuné lorsqu'arrive M. Patton à la hâte nous dire que la villa à côté de lui est à vendre, que le propriétaire a une affaire criminelle sur le dos et qu'il veut vendre à tout prix. Il faut faire l'affaire aujourd'hui car s'il n'a pas dix mille francs tout de suite il est condamné. Je prie qu'on lui achète cette villa, on lui fera un bienfait. Maman, Dina et Solominka courent voir cette maison, la trouvent charmante. Nous allons à notre tour, moi et ma tante avec maman et Walitsky.

Vlastník a jeho žena vypadají nešťastně, snaží se vyzdvihnout vše, co tam je, před našima očima. Odhadci oceňují nábytek, a zatímco jsou lidé v neštěstí, žádají víno a dobré doutníky. Netvoři! Nemají srdce, jsou jako pohřebáci.

Le propriétaire et sa femme ont l'air malheureux, tentent de faire valoir tout ce qu'il y a à nos yeux. Les experts estiment les meubles et pendant que les gens sont dans le malheur, demandent du vin et de bons cigares. Les monstres ! Ils n'ont pas de cœur, ils sont comme les entrepreneurs de pompes funèbres.

[Na okraji: To přirovnání je hezké.] [Matčin rukopis?]

[Dans la marge: La comparaison est jolie.] [Ecriture de sa mère ?]

Dům je dost hezký, ne příliš velký, ale přidáním velkého salonu a tří pokojů nahoře může být překrásný. Cena: šedesát pět tisíc franků — deset tisíc hned, deset tisíc za měsíc, třicet tisíc na deset let a patnáct tisíc od Crédit Foncier na padesát let; skoro jsme domluveni.

La maison est assez jolie, pas très grande mais en ajoutant un grand salon et trois chambres au dessus, elle pourra être très belle. Le prix: soixante-cinq mille francs, dix mille francs tout de suite, dix mille francs dans un mois; trente mille francs pour dix ans, et quinze mille francs du Crédit Foncier pour cinquante ans, on est presque d'accord.

Ale chceme se poradit s Pattonem; abychom to urychlily, bereme fiakr. Pattonovi obědvají, mluvíme o obchodě (říkám „mluvíme", protože mluvili všichni — je to malá republika, každý má hlas. Je vzácné najít rodinu, kde není žádné „já", vždy je „my"). Bereme konzula s sebou. Jedeme k notáři zjistit, zda má právo prodávat — má. Jedeme do Pattonovy zahrady, jeho dům je v přestavbě, upravuje se, obnovuje! Posílají Biasiniho (jakýsi dozorce zedníků, jeho bratr je módní architekt) — mluví o ceně. Nechtějí nic slevit. Šedesát tisíc franků je příliš drahé, říkají všichni, a přece jsme chtěli kupovat tak rychle, protože se říkalo, že je to dobrá příležitost. Po nekonečných jednáních jsme odjely. Sacchi, vlastník, má k nám přijít dnes nebo zítra. Patton říká, že se nemá spěchat. My tomu nedůvěřujeme, protože jsme byly vícekrát oklamány.

Mais on veut consulter Patton, pour aller plus vite nous prenons un fiacre. Les Patton sont à dîner, nous parlons d'affaire (je dis nous car tout le monde parlait, c'est une petite république, chacun a une voix. C'est rare de trouver une famille où il n'y ait pas de moi, c'est toujours nous ). Nous emmenons le consul avec nous. On va chez le notaire pour savoir s'il a le droit de vendre; il l'a. Nous allons au jardin de Patton, sa maison est en reconstruction, on arrange, on renouvelle ! On envoie Biasini (une espèce de surveillant des maçons, son frère est un architecte à la mode), il parle du prix. On ne veut rien céder. Soixante mille francs c'est trop cher, tout le monde le dit et puis nous voulions acheter si vite parce qu'on disait que c'est une bonne occasion. Après des pourparlers infinissables nous partîmes. Sacchi, le propriétaire, doit venir chez nous aujourd'hui ou demain. Patton dit qu'il ne faut pas se presser. Nous ne nous y fions pas, étant plusieurs fois trompés.

[Na okraji: His Grace the Duke of Hamilton]1

[Dans la marge: His Grace the Duke of Hamilton ]

Při obědě mi přinesou modré šaty, hezké.

Pendant le dîner on m'apporte la robe bleue, jolie.

Bylo by mi nemožné popsat vše, co se řeklo, vše, co se udělalo, všude, kam se jelo kvůli tomuto nákupu. Omezím se na to, že řeknu výsledek zítra.

Ça me serait impossible de décrire tout ce qu'on a dit, tout ce qu'on a fait, partout où l'on est allé pour cet achat. Je me bornerai à dire le résultat demain.

V osm jsme všichni vyšli na procházku; odtud šli do Folies niçoises, kde je čekala společnost. Já jsem šla nejprve ke hraběnce de Mouzay vrátit jí ubrousek, který si pan Aničkov odnesl instead of his handkerchief.2

A huit heures nous allâmes tous nous promener, de là ils sont allés aux Folies niçoises où une société les attendait. Je suis allée d'abord chez la comtesse de Mouzay pour lui rendre la petite serviette que M. Anitchkoff a emporté instead of his handkerchief.

Marně jsem zvonila deset minut — nikdo. Pak na Quai Saint-Jean podívat se na šedý živůtek. Je špatně ušitý, potřebuji šaty, tyhle se nepovedly.

J'ai vainement sonné pendant dix minutes, personne. Puis au quai Saint-Jean voir le corsage gris. C'est mal fait, j'ai besoin d'une robe, celle-là est manquée.

Poznámky

Jeho Milost vévoda z Hamiltonu. (angl. — čmáranice na okraji)
Místo svého kapesníku. (angl.)