Deník Marie Bashkirtseff

Mardi 20 mai 1873

Krásné počasí. V půl desáté jsem šla s mámou prohlížet byty. Slečna Collignon odešla k panu Lefèvrovi — skoro každý den chybí; neměla jsem tedy co dělat a šla jsem. Neboť vím, že dokud se do ničeho nevložím, nic nebude. Není to prázdná domýšlivost, ale přesvědčila jsem se o tom už několikrát. A skutečně, dnes jsem šla a téměř jsme si pronajaly byt [sic].

Beau temps. A neuf heures et demie je suis allée avec maman visiter des appartements. Mlle Collignon est allée chez M. Lefevre, tous les jours presque, elle manque; alors je n'avais rien à faire et je suis allée. Car je sais que tant que je ne me mêle de rien, il n'y aura rien. Ça n'est pas une vaine prétention, mais je l'ai éprouvé plusieurs fois. En effet, je suis allée aujourd'hui et nous avons presque pris l'appart. [sic] J'ai, il faut l'avouer, beaucoup d'énergie, (robe rose, bien). Puis je suis rentrée et maman est allée à Monaco, pour parler avec Georges par rapport à cette affaire. Moi j'ai pris Markevitch et nous allâmes à la recherche d'un logement. J'ai trouvé, et quelque chose de très beau, en pleine promenade ! Au bord de la mer ! Pourvu que Dieu veuille nous permettre de le prendre. A la maison,

jsem sešla k Markevičové a uvařily jsme si čokoládu. Je to hodné děvče, dobře jsme se pobavily. Při večeři Dina naznačila, že v noci mluvím o.... Řeč byla o tom, kdo je zamilovaný. Řekla, že ona ne, ale že Marie ano, a že mluví v noci!! „A o kom ještě!..." Ví to, protože jak se říká, mluvím ze spaní. Zvlášť naposledy, když se mi o něm zdálo, jsem velmi zřetelně vyslovila jeho jméno. Sama jsem se divila, protože ze spánku člověk sotva mluví, a když jsem mluvila o něm, vyslovila jsem jeho jméno tak jasně, že jsem se málem probudila.

je suis descendue chez Markevitch et nous avons fait du chocolat. Elle est une bonne enfant, nous nous sommes bien amusées. A dîner Dina *laissa entendre* que je parle la nuit de.... On parlait de qui est amoureux. Elle a dit qu'elle ne l'est pas, mais que c'est Marie et qu'elle parle la nuit !! "Et de qui encore !...." Elle sait, car à ce que l'on dit je parle la nuit. Surtout la dernière fois que j'ai rêvé de lui, j'ai prononcé très distinctement son nom. J'étais même étonnée car en dormant on parle à peine, et en parlant de lui j'ai si bien prononcé son nom que j'ai failli être réveillée.