Le cheval que j'ai monté avec ces sucres que vous savez, après deux sorties sans selle, ne veut plus être attelé. De vif, il est devenu fou, il galope, il saute; un vrai cheval soumis c'est-à-dire celui des chevaux qu'en Russie on attelle de côté et qui bondit, caracole, la tête penchée en dehors. Je veux le ramener à la raison et aujourd'hui je suis allée faire une promenade de 50 mètres en tilbury, avec mon fichu-père, qui tenait les rênes quand je n'en pouvais plus. A présent je vois que la pose du cocher russe n'est point affectée, mais nécessaire afin de maintenir les bêtes furieuses. J'en ai les mains enflées, mais ça flatte ma vanité.